Traité pratique des maladies des nouveau-nés, des enfants à la mamelle, et de la seconde enfance, par E. Bouchut.--On sait combien la mort est implacable pour l'enfance. La statistique donnée par M. Bouchut nous présente vingt-cinq décès sur cent naissances au bout d'une année, et d'après les tables de mortalité de M. de Montferrand, sur dix mille enfants, la mort, après dix années, en a déjà moissonné trois mille. C'est assez dire combien est indispensable, dans notre premier âge, l'action de la médecine.
Or, voici un livre que nous sommes heureux à ce sujet de pouvoir signaler à l'attention de nos lecteurs, car en attestant le succès de l'ouvrage, qui compte déjà six éditions, nous attestons en même temps les bienfaits qu'il a rendus dans tous les pays. Et, en effet, ce livre, qui représente vingt-huit années d'observations, d'études, de recherches, de travaux scientifiques, peut être regardé à juste titre comme l'exposition claire et méthodique de tous les progrès accomplis par la médecine infantile.
M. Bouchut, disons-le hautement, peut revendiquer la plus large part des progrès et des améliorations que nous signalons. Non-seulement tous les travaux de ses confrères passent sous nos yeux, dans son livre, à la lumière d'une savante analyse; mais à ce précieux contingent, M. Bouchut ajoute lui-même l'ensemble de ses propres recherches, et c'est incontestablement à lui que la science médicale doit, pour les maladies des enfants, les observations les plus nombreuses et la thérapeutique la plus précise et la plus sûre.
Ce livre, qui a été traduit en anglais, en allemand, en russe en espagnol, est maintenant dans la bibliothèque de tous les médecins. M. Bouchut dit modestement que c'est aux sympathies de plusieurs générations d'élèves qu'il attribue la propagation et le succès de son ouvrage. Les sympathies, nous n'en doutons pas, sont demeurées entières entre le maître et ses élèves. Mais c'est aux vérités reconnues et proclamées par ce livre qu'il faut attribuer l'autorité qu'il a justement conquise. Amicus Plato, magis amica veritas.
L'éminent praticien nous montre lui-même en excellents termes la véritable valeur de son ouvrage: «Cherchez et vous trouverez, dit l'Évangile. Depuis vingt-huit ans je n'ai cessé d'observer, de chercher et d'enseigner à l'hôpital; il n'est pas surprenant, parmi tant de choses offertes à mes regards, qu'il s'en soit rencontré de nouvelles et dignes d'entrer définitivement dans la science. Ce que j'ai découvert a été contrôlé par le public d'élèves et de médecins qui m'a entouré dans mon enseignement clinique. J'ai su voir et comprendre ce que d'autres regardaient sans voir. J'ai eu du bonheur à le chercher et à le dire, une satisfaction non moins grande à l'écrire, et ce plaisir-là, c'est la véritable et l'unique récompense du savant.»
UN MARCHAND DE JOUETS A PÉKIN.
UN CORDONNIER AMBULANT A PÉKIN.