CENDRILLON. D'après le tableau de M. James Bertrand (Salon de 1873).
HAUTE-ÉGYPTE.--Les pasteurs de Beni-Hassan.
HISTOIRE DE LA COLONNE
Cinquième et dernier article (1)
Note 1: Voy. les numéros des 16,23, 30 août dernier et 6 courant.
V.--LA STATUE DE CHAUDET (suite).
Launay se met donc en mesure d'exécuter l'ordre émanant de M. de Rochechouart et confirmé par M. Pasquier. Mais le délai accordé est évidemment trop court. On consent un sursis. Une seule chose importe, au dire du préfet de police; c'est que toute trace de l'opération ait disparu le 11 avril. Il faut bien laisser libre passage au cortège qui doit aller, ce jour-là, recevoir S. A. R. Monsieur, nommé lieutenant-général du royaume, en attendant l'arrivée de Stanislas-Xavier, que le Sénat vient de proclamer roi de France!
Et le 8--un vendredi-saint--à six heures du soir, la statue de l'empereur, descendue de son piédestal, était hissée dans un chariot pour retourner aux ateliers d'où elle était sortie... Le fondeur avait, en effet, obtenu de la garder en nantissement des quatre-vingt mille francs qui lui restaient dus sur les travaux de la colonne.
Rendons à M. de Montbadon cette justice, que jusqu'à l'achèvement complet de «ce grand œuvre», il n'a pas quitté Launay d'une semelle. C'est lui qui, de son ardeur, échauffait le zèle des ouvriers; lui qui dirigea l'installation du grand drapeau blanc fleurdelisé sur le stylobate délivré de la statue impériale; lui encore qui provoqua les premiers cris de «Vive le Roy! Vive Louis XVIII!» dont fut saluée cette substitution par la foule amassée sur la place...