6° Incidents et démarches diverses pendant le mois de septembre;

7° Communications avec le gouvernement de la défense nationale;

8° Dernières négociations;

9º Capitulation.

L'interrogatoire du maréchal Bazaine a commencé lundi dernier. Il a déjà porté sur les cinq premières divisions ci-dessus mentionnées. Ce qu'ont été les réponses de l'accusé, nous n'avons pas à l'apprécier ici. Sur ce point, nous croyons devoir garder pour nous nos impressions, et nous sommes certains que tout le monde comprendra et approuvera ce sentiment de réserve.

Une autre affaire, l'affaire Ranc, a été jugée le 13 octobre par le 3e conseil de guerre, présidé par M. le lieutenant-colonel Deloffre. M. Ranc n'ayant pas répondu à l'appel de son nom, le greffier a donné lecture d'un rapport dans lequel est passée en revue toute la vie de l'accusé et qui, sur les faits qui ont motivé les poursuites, n'apprend rien que ne connaissent nos lecteurs depuis deux ans. À la suite de cette lecture, le conseil, après en avoir délibéré, a condamné par contumace M. Ranc à la peine de mort.

ESPAGNE

Les nouvelles d'Espagne sont relativement satisfaisantes. Carthagène est investi par terre et par mer. Les insurgés font preuve d'énergie, mais les vivres commencent à manquer. Une dépêche de Madrid, en date du 14 octobre, annonce qu'il en resterait seulement pour trois ou quatre jours. On sait qu'un engagement a eu lieu le 11 entre l'escadre de l'amiral Lobo et les frégates intransigeantes. L'issue de cet engagement est d'un excellent augure. Après deux heures d'un combat acharné, dans lequel a été tué M. Mova, député et membre de la junte insurrectionnelle, les forces navales carthaginoises, fort maltraitées, ont été obligées de regagner le port.

Voilà pour le midi; quant au nord, le combat de Cirauqui paraît avoir eu plus d'importance qu'on ne l'avait d'abord supposé. Il semble que le général Moriones qui, depuis plusieurs jours, essayait de forcer les lignes ennemies, ait voulu surtout s'assurer de la valeur de ses troupes en les lançant contre les bandes navarraises, qui constituent la grande force des carlistes, attirer en Navarre une partie des insurgés du Guipuzcoa et de la Biscaye, et offrir ainsi au général Loma l'occasion de prendre l'offensive. Le général Moriones a atteint le premier but et paraît devoir atteindre les deux autres; en effet, dans son rapport sur le combat qui vient d'avoir lieu, il termine en disant que dans peu de jours les heureuses conséquences du combat de Cirauqui se feront certainement sentir, et que déjà l'on signale à Estella la présence de don Carlos, venu du Guipuzcoa au secours de son lieutenant.

ITALIE.