TYPES ET PHYSIONOMIES D'IRLANDE.
--Paysans irlandais se rendant au marché.

LA SŒUR PERDUE

Il y avait là, en tout, une vingtaine d'hommes. L'ouragan éclatait dans toute sa furie.

Venez ici, regardez donc ces fleurs! La balle, par un hasard providentiel,
avait touché droit au coeur.

LES THÉÂTRES

Vaudeville. L'Oncle Sam, comédie en quatre actes, de M. Sardou.--Gaîté. Jeanne d'Arc, tragédie en cinq actes, de M. J. Barbier, musique de M. Gounod.--Bouffes-Parisiens. La Quenouille de verre, opérette en trois actes, de MM. Albert Millaud et Moreno, musique de M. Grisard.

Si vous demandez à un Américain ce qu'il pense de l'Oncle Sam, il sourira de votre question; ce qui l'étonne, ce n'est pas que M. Sardou ait fait une charge à fond de train sur les mœurs des États-Unis, mais c'est que vous, vous preniez au sérieux cette spirituelle caricature et que vous traitiez en comédie cette fantaisie d'un homme d'infiniment d'esprit et de talent. Les critiques de la presse me semblent bien sévères envers M. Sardou; ils lui demandent à lui, auteur dramatique, les consciencieuses études d'un écrivain et d'un moraliste; ils lui reprochent de ne pas nous parler, en scène, de cette Amérique que M. de Tocqueville, Édouard Laboulaye, Charles Dickens, Hubner, Hepworth Dixon, nous ont fait connaître dans leurs livres.

La belle affaire! Comme si le théâtre se souciait de la vérité vraie, et comme si M. Sardou se mettait en peine d'écrire une comédie pour faire suite aux études de ses prédécesseurs. Il court sur ce sujet une foule de lieux communs acceptés par nous, une série de clichés propres à divertir les honnêtes gens, qui n'y croient pas du reste. M. Sardou s'en empare et en tire parti au bénéfice de son public, qui applaudit; il a raison puisque le spectateur même avant d'entrer dans la salle est déjà son complice.