Tel est un des traits du caractère des Basques qui composent l'armée de l'insurrection!

H. Castillon (d'Aspet).

INAUGURATION DU MONUMENT ÉLEVÉ A HENRI BREVIÈRE
A FORGES-LES-BAINS (SEINE-INFÉRIEURE).

La petite ville de Forces vient d'inaugurer le monument érigé par souscription à l'un de ses enfants, à Brevière, le rénovateur de la gravure sur bois en France.

L.-Henri Brevière, né à Forges-les-Eaux, le 15 décembre 1797, mort à Hyères, le 2 juin 1869, était fils d'un ouvrier potier; il fut élevé par une parente qui le mit en apprentissage chez un graveur en cachets.

La gravure sur bois était, depuis plus de quatre-vingts ans, tombée dans l'oubli le plus complet. C'est à peine si, en 1815, on voyait encore dans un ou deux almanachs de Metz et de Strasbourg, des échantillons de planches faites au canif et sur bois de fil, planches qui s'écrasaient sous la presse et ne pouvaient donner que des épreuves informes et en nombre très-restreint.

En présence des tristes résultats de ce genre de gravure, Brevière eut l'idée d'essayer de graver au burin et sur bois debout.

Le jeune graveur, qui n'avait alors que dix-huit ans, ignorait, comme tout le monde en France, que depuis vingt ans Bewick, en ngleterre, avait eu la même inspiration. La première vignette obtenue par ce procédé, fut commandée à Brevière, en 1815, par F. Baudry, imprimeur à Rouen. Elle représentait les armes de la ville avec les fleurs de lis en remplacement des abeilles impériales. C'est donc à tort que jusqu'à présent on a généralement considéré un graveur anglais, Charles Thompson, comme étant le rénovateur de la gravure sur bois en France.

Cet étranger n'est arrivé à Paris qu'en 1817, deux ans après la publication de plusieurs vues de Normandie, gravées sur bois et debout par Brevière.

Brevière n'eut d'autre maître que lui-même.