Vérification faite, la critique est exacte.
Exégèse, où vas-tu?
Philibert Audebrand.
[(Agrandissement)]
LE PROCÈS DU MARÉCHAL BAZAINE.--Panorama de Gravelotte et de Rezonville.
NOS GRAVURES
Panorama de la bataille du Rezonville, 16 août
Le gros de l'armée française était établi sur le plateau ondulé et parsemé de gros bouquets de bois, limité à l'est par le ravin de la Mance qui débouche à Ars, et à l'ouest par une ligne légèrement concave allant de Vionville à Doncourt par Saint-Marcel, et qui marquait le front des bivouacs. Au nord, les ondulations continuent à perte de vue jusqu'au ruisseau de l'Orne; mais au sud, sur la gauche de la route de Verdun par Mars-la-Tour, le terrain est plus accidenté. Des bois épais couvrent les pentes qui descendent vers la Moselle, ainsi que les deux gorges profondes qui, après leur réunion à Gorze, se prolongent jusqu'à Novéant; toutefois, à hauteur de la route, ces gorges ne présentent aucun obstacle et ne forment encore que deux grandes rives à contours adoucis, dans lesquelles la cavalerie et l'artillerie peuvent évoluer aux allures vives jusqu'à plus de 2 kilomètres au sud de Rezonville. Le ravin de la Mance est profond et encaissé; les pentes comprises entre la lisière des bois de Saint-Arnould et des Ognons, les ravins de Gorze et d'Ars sont inaccessibles à des troupes nombreuses, obligées de suivre les deux routes qui longent les ravins ou les chemins peu praticables qui sillonnent les bois.
Plan de la bataille de Rezonville.