Je sens que cette observation, qui a cependant été entendue par de nombreux témoins, peut paraître un peu forte; est-ce la rendre vraisemblable de dire quelle appartient à un architecte... parisien?
Hector Malot.

UNE MONTAGNE QUI S'ÉCROULE.--Commencement des travaux de
soutènement de la combe de Péguère (Pyrénées).

UNE MONTAGNE QUI S'ÉCROULE.--Vue prise au cours des
travaux de soutènement. (Voir l'article page 35.)

LA MODE

On a dîné beaucoup en décembre: on dansera beaucoup en janvier, les fêtes officielles préludant aux fêtes mondaines qui attendent le dernier glas du carnaval pour chanter leurs premiers fredons.

La robe du soir est donc à l'ordre de l'année nouvelle. Déjà habillées d'hiver pour les visites du matin, les Parisiennes songent désormais aux robes de gala par lesquelles, cet hiver, elles conquerront une beauté nouvelle, une séduction neuve et originale.

Elles sont bien jolies, les robes du soir qui s'achèvent dans l'atelier de nos grands faiseurs, avec leur grâce souple de fourreaux chatoyants, le long desquels glissent les pierreries. Jolies, à une seule critique près: je veux parler de la manche que quelques femmes portent, avec le corsage décolleté, tout à fait longue et boutonnée au poignet. C'est là une erreur regrettable et une incontestable faute de goût. Car, pour garder sa ligne pure, le corsage du soir devrait être absolument sans manches. Moins il est empâté d'étoffe, plus le bras s'allonge élégant, et la simple épaulette, sertissant la blancheur des épaules de sa ligne lumineuse, suffit à l'encadrer, en ce genre de toilette. Ou bien, pour le demi-décolleté--la demi-peau!--la manche Louis XV, arrêtée au-dessus du coude et l'enchâssant d'une mousse de dentelle, de façon à laisser libre l'avant-bras que moule le long gant de saxe.