M. Andouillé, ancien inspecteur des finances, sous-gouverneur honoraire de la Banque de France.

M. A. Saillard, ingénieur civil, président de l'association des anciens élèves de l'école des Hautes-Études commerciales.

M. le baron Gustave Ambert, frère du général récemment décédé, ancien trésorier général.

M. Boulart, ancien député, président du comité royaliste des Landes.

M. de Cazaneuve, président du tribunal de Villeneuve-sur-Lot.

Mme veuve Nathalie Vattier, née Barely, connue sous le pseudonyme de V. Vattier d'Ambroyse, auteur de plusieurs livres d'éducation pour les jeunes filles.

M. Mackensie Grieves, membre du Jockey-Club, connu comme un des meilleurs cavaliers de Paris.

LES THÉÂTRES

Opéra-Comique: l'Amour vengé, deux actes, de M. Augé de Lassus, musique de M. de Meaupou.

A la dernière soirée de l'an de grâce 1890, la direction de l'Opéra-Comique a payé sa dette envers M. Crescent, lequel, vous ne l'ignorez pas, a fondé un prix et pour les auteurs dramatiques, et pour les musiciens. Aux termes de l'acte de donation, le poésie et la partition couronnés doivent être représentés dans l'année. Le théâtre reçoit dix mille francs du ministère à la condition que l'ouvrage sera joué dix fois. Commercialement parlant, l'affaire est rémunératrice, et pourtant, on ne peut croire quelles difficultés elle rencontre dans son exécution. Il semble, à voir les résistances de l'administration, que ce soit là une des clauses les plus pénibles de son cahier des charges. A bien prendre la chose, le théâtre a le plus grand intérêt à ce concours dont le but est de lui révéler des auteurs inconnus. Les manuscrits arrivent en quantité invraisemblable. Par centaines. Les partitions sont moins nombreuses, mais les juges ont encore à décider entre une vingtaine d'ouvrages. Jusqu'à ce jour, les grandes espérances dans l'inconnu ont été déçues; les révélations subites ne se sont pas manifestées; mais qui sait? les surprises viendront peut-être; en tout cas, cette fois encore, la tentative n'a pas été sans succès, et le public a accueilli avec une grande faveur les deux actes de M. Augé de Lassus dont M. de Meaupou a écrit la musique.