--A trouver ma femme et à tuer son séducteur.
--Diable! Tu n'y vas pas de main morte.
--Non certes! je veux le tuer, tu entends, le tuer! C'est affreux, vois-tu, épouvantable!... Ah! il me le faut!... Le lâche! le misérable!... la coquine!... la coquine!...
--Voyons! du calme... Tiens! regarde, tout le monde rit en passant...
--Qu'est-ce que ça me fait!... je le tuerai! te dis-je, ou il me tuera...
--Eh bien! c'est dit. Mais qui est-ce?
--Eh! je n'en sais rien, parbleu! C'est un officier, voilà tout. J'ai reçu une lettre anonyme: «Si vous voulez trouver Mme Poteau, allez à Versailles, sur le canal. Vous la verrez patinant avec un officier de la garnison.» Voilà!
--Eh bien! repris-je, quel mal y a-t-il à cela?
--Comment? quel mal? Ah! par exemple! tu me la bailles belle, toi! Mais, parbleu! si elle patine avec ce môssieu, elle... bon! tiens, tu me feras dire quelque bêtise... Allons! viens! cherchons-la.
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