Le Palais de justice, vu de la place Saint-Michel, tel qu'il sera après son agrandissement.
Groupe de voitures concurrentes à l'étape de Kalyan (à 40 milles de Bombay).
La voiture victorieuse, conduite par M. L. Sorel.
L'AUTOMOBILE AU PAYS DES RAJAHS LA COURSE DELHI-BOMBAY
L'automobile a commencé la conquête de l'Inde: sa première victoire, en ces lointaines régions vient de s'affirmer avec éclat par une grande course qu'a organisée le Motor Union of Western India (comité de l'Automobile-Club de l'Inde occidentale) et pour laquelle un émule hindou de M. Gordon-Bennett, S. A. le guikowar de Baroda, a généreusement offert le prix de la Coupe.
L'épreuve a eu lieu entre Delhi, la capitale des empereurs mogols et le grand port de Bombay. Elle a duré huit jours, du 26 décembre au 2 janvier. Ce n'était pas une course de vitesse, mais une course de résistance et de continuité démarche. On comptait 38 voitures engagées, dont 19 françaises, 17 anglaises, une italienne (Fiat) et une américaine (Oldsmobile). Les principales marques françaises étaient représentées: de Dion-Bouton, Gardner-Serpollet, Dietrich, Panhard-Levassor, Peugeot, Clément, Renault, etc.
Quatorze cent cinquante-cinq kilomètres, tel est le long ruban de route qu'ont eu à parcourir les chauffeurs concurrents en ce voyage du Pendjab à la présidence de Bombay, par étapes de 125 à 200 kilomètres, à Agra, Gwalior, Goona, Sarangpore, Indore, Dhulia, Nasik. Parcours sans obstacles sinon une étendue d'eau qui, 'coupant l'itinéraire, obligeait les modernes voitures à emprunter momentanément le secours d'un bac, antique mode de transport.