LA TEMPÉRATURE DE L'ANNÉE 1904.
Les années 1903 et 1904 ont été très comparables au point de vue de la température moyenne: 10°,38 en 1903 et 10°,4 en 1904. L'une et l'autre de ces températures ont été supérieures à la moyenne normale 9°,7. (Il s'agit des températures observées au parc Saint-Maur.)
Les températures extrêmes ont été les suivantes, l'année dernière: -7°,1 et +36°,9; en 1903, elles avaient été -9°,3 et 32º,30.
En Algérie, on avait observé 46° à Biskra en 1903 et 44° à Tunis en 1904. Comme températures très basses, Arkhangel avait supporté -35° en 1903 et Haparanda, -36° en 1904. Montpellier a subi, en 1904, la température la plus élevée qui ait été jamais observée en France, soit 43°,9, le 19 juillet.
Il a plu un peu moins à Paris en 1904 qu'en 1903: 141 jours contre 159; et 537 millimètres d'eau contre 541. Ces deux années ont été d'ailleurs sèches, car la moyenne des cinquante dernières années est de 594 millimètres.
LA RECHERCHE DE L'OXYDE DE CARBONE DANS l'AIR.
Bien souvent, à l'occasion de malaises vagues, ou Simplement pour savoir quelle confiance on peut accorder à tel ou tel appareil de chauffage, le besoin se fait sentir d'un moyen simple et rapide de déceler la présence de l'acide carbonique et de l'oxyde de carbone dans l'air.
On possédait bien divers petits appareils, assez pratiques pour indiquer la présence de l'acide carbonique, mais, jusqu'à présent, on n'avait rien de semblable pour l'oxyde de carbone, bien plus dangereux cependant que l'acide carbonique.
Or, MM. Lévy et Pécoul viennent de présenter à l'Institut un appareil qui permet d'apprécier très simplement les quantités même infinitésimales d'oxyde de carbone pouvant exister dans l'air.
Cet appareil, qui est renfermé dans une caisse peu volumineuse, se compose d'un aspirateur qui permet de faire passer un volume d'air donné sur un tube contenant de l'acide iodique. Le tube est chauffé et l'acide iodique est réduit par l'oxyde de carbone. L'iode est alors mis en liberté et vient barboter dans un flacon contenant du chloroforme. Ce liquide se colore en rose plus ou moins foncé suivant que l'iode mis en liberté arrive plus ou moins abondant.