Ce procédé est très sensible, tout en étant d'une application très commode: il permet de déceler une proportion de 3/100.000 d'oxyde de carbone dans certains lieux habités.

LES SPORTS D'HIVER EN SUISSE.

Sillonnés en tous sens, l'été, par les touristes qu'attire la beauté de leurs sites, les pays de montagnes sont en train, depuis quelques années, grâce à des efforts très intelligents, de devenir presque aussi fréquentés l'hiver: alors, ce sont les amateurs des sports originaux qui leur constituent une clientèle très enthousiaste,--les neurasthéniques, les malades condamnés à la cure d'air demeurant, en tout état de cause, par belle ou vilaine saison, le noyau de cette population flottante, comme disent les statistiques.

Dans la plupart des stations climatériques, on en est arrive à organiser de véritables meetings sportifs, où le patinage, le hockey, les gymkhanas variés, la luge, enfin, jeu national, ont leurs journées.

UN SPORT D'HIVER.--Le "bobsleigh"
à capot et direction à volant.

La photographie que nous donnons, et qui nous est envoyée de Leysin (canton de Vaud), montre le dernier en date des engins de sports à la mode. C'est le bobsleigh, perfectionnement de la luge, mais perfectionnement tel que la nouvelle machine ne rappelle pas plus l'ancienne que la yole outrigger des rameurs d'Oxford ou de Cambridge ne rappelle la barque de promenade où s'entassent les familles, le dimanche, sur la Marne ou la Seine. Le bobsleigh est un appareil compliqué, à patins montés sur boggies, préservé à l'avant contre l'envahissement par la neige par une sorte de tablier conique, et pourvu d'un système de direction à volant, semblable à celui des automobiles, une vraie machine pour gentlemen, enfin, et sur laquelle certaines équipes ont atteint des vitesses considérables.

QUELLE EST LA CAUSE DE L'APPENDICITE?

A cette question qu'il s'est posée un médecin américain, M. Mitchell, de Chicago, n'entreprend point de répondre directement. Mais il se considère comme étant en état de faire savoir à quoi l'appendicite n'est pas due. Ayant eu l'occasion de faire de nombreuses autopsies de sujets morts de façons diverses, par accident et de maladies variées autres que l'appendicite, M. Mitchell s'est imposé l'obligation d'examiner dans chaque cas l'état de l'appendice. Son idée était de voir si des corps étrangers peuvent se rencontrer dans un appendice sain. Car c'est une opinion assez généralement reçue que l'appendicite a pour point de départ de prédilection la présence d'un petit corps étranger dans l'appendice: c'est là-dessus qu'on a imaginé la théorie qui rattache l'appendicite à l'emploi d'ustensiles de cuisine émaillés, en supposant que des parcelles d'émail peuvent se détacher et aller visiter l'appendice. M. Mitchell a donc soigneusement examiné 1.600 sujets dont il a eu à faire l'autopsie, avec ce résultat que chez 18 de ceux-ci il a trouvé des corps étrangers dans l'appendice. C'étaient des grains de raisin, des grains de plomb, un clou mince, un globule de plomb provenant d'une soudure, un morceau de coquille de noix, une vertèbre de petit poisson, des fragments d'os, des morceaux de pierre. Or, chez ces 18 sujets porteurs de corps étrangers, pas un seul appendice ne présentait la moindre trace d'inflammation. L'appendice était parfaitement sain: il n'avait rien et n'avait rien eu. La conclusion c'est qu'il faut innocenter les corps étrangers de l'appendice: ce n'est pas à leur existence qu'est due l'appendicite. Elle provient d'autres causes.

Mouvement littéraire.