Mon esprit et mon sang, mon amour, mon pays,
Nous voulons venir vivre un jour, doux et vieillis.
Parmi les prés, au fond d'une maison rayée.
Par des après-midi de printemps vigoureux,
Quand les aubépiniers attendent qu'on les cueille.
Nous irons doucement par les verts chemins creux
Où l'on se sent roulé dans une immense feuille.
L'été nous rêverons quand la nuit sent le foin,
Nous aimerons aussi les craquantes automnes,
Et l'hiver étendu sur les prés monotones,