Quand l'énorme feu flambe et qu'on s'assied au coin...

Presque toutes celles qui avaient débuté par la poésie ont passé, sans un regard en arrière, au roman, lequel semble, depuis quelque temps, le domaine de la femme. Seule, Mme Delarue-Mardrus n'abandonne pas ses anciens dieux. Elle se tient auprès de leurs autels déserts, fidèle et intimement artiste.

Poésies de François Fabié.

L'oeuvre poétique de M. François Fabié était disséminée dans plusieurs volumes, aujourd'hui épuisés. La voici tout entière avec l'adjonction de plus de cent pages nouvelles dans la Petite Bibliothèque littéraire de Lemerre. Dans les heures de loisir que lui a laissées l'enseignement, M. Fabié, d'une voix vibrante, a célébré son pays du Rouergue, le clocher de Rodez, aperçu de vingt lieues. Il s'est attaché presque uniquement à dire les beautés de ses montagnes, et le moulin natal, et les choses familières à son enfance:

Toi qui remets à neuf ce logis en ruine,

Si le coeur des anciens habite en ta poitrine.

Jeune homme, et si leur but est encore le tien,

Rends au lit paternel sa place coutumière,

Près de l'âtre, dans la chaleur et la lumière,

Sous le grand symbole chrétien...