Et cependant, le 27 mars, à Tanger même, sur la place du Petit-Sokko, M. Harris, le correspondant du Times, était victime d'une tentative d'assassinat... L'oeuvre de police et de civilisation entreprise par la France apparaît chaque jour plus urgente. G. R.

L'hôtel Timeo, à Taormina, loué par les souverains allemands pour la durée de leur séjour en Sicile. Phot. Properzio.

OMNIBUS D'AUJOURD'HUI
ET DE DEMAIN

Un tramway parisien. Gare d'Orléans-Place de la Nation.
Le relais comme au temps des diligences.

LES TRANSPORTS PARISIENS LES VÉHICULES D'AUJOURD'HUI;
LE VÉHICULE DE DEMAIN.

Les transports en commun de Paris et du département de la Seine subissent, depuis quelques années, une crise qui ne fait que s'aggraver avec le temps. Les conditions de la vie ont notablement changé depuis 1860, époque où la Compagnie générale des Omnibus a obtenu la concession dont elle jouit depuis près d'un demi-siècle. On veut maintenant aller vite et à bon compte, et «la vieille dame», comme on l'appelle à l'Hôtel de Ville, s'est tellement complu dans le souvenir de ses succès de jadis qu'il lui faudrait maintenant faire des enjambées folles pour rattraper le temps perdu.

Quand elle s'est réveillée de sa torpeur, elle s'est lancée dans des expériences coûteuses, ne répondant pas toujours au gré de ses désirs. Des tramways mécaniques, comme ceux de Saint-Augustin ou de Montrouge-Gare de l'Est, coûtent des sommes folles et sont si mal compris qu'ils perdent aux stations et aux arrêts tout le temps gagné pendant le parcours.

Ces efforts mal proportionnés ont empêché la Compagnie de renouveler son matériel sur d'autres parcours. Comment admettre qu'en 1906 les Parisiens qui prennent la ligne d'Auteuil-Saint-Sulpice ou celle de la Gare d'Orléans-Place de la Nation en soient réduits à se servir des véhicules que nous représentons ici et dont la plus modeste sous-préfecture ne voudrait pas.