Embaume nos grands prés.
Automne de la vie, ô jours de paix pour l'âme.
Ralentissez vos pas!
Soleil, réchauffe-les des rayons de ta flamme,
Sombre hiver, ne viens pas!
Premiers Élans.
M. Paul Boisson sort à peine de l'adolescence. J'ai reçu en souriant ses Premiers Élans. Mais quel n'a pas été mon étonnement quand, en ouvrant le volume, j'ai lu la pièce liminaire où l'harmonie, le lyrisme, l'observation précise se mêlent si heureusement! La campagne, diverse aux trois angélus, est peinte par M. Paul Boisson. Voici comme il la représente aux tintements de midi:
Le soleil s'élargit en nappe de feu rouge,
Absorbe l'eau des lacs, couvre le sol brûlant;
Midi! L'air est pesant et calme, rien ne bouge