Les éliminatoires anglaises pour la coupe Gordon-Bennett.
| M. Rolls, sur voiture Wolseley. |
M. Bianchi, sur voiture Wolseley. Copyright Campbell-Gray. | M. Clifford Earp, sur voiture Napier. |
LES TROIS VAINQUEURS DES ÉLIMINATOIRES ANGLAISES POUR LA COUPE GORDON-BENNETT
Douze concurrents anglais se sont disputé, le 30 mai, dans l'île de Man, l'honneur de venir participer à la grande épreuve internationale de la coupe Gordon-Bennett qui doit avoir lieu, comme on peut s'en souvenir, sur le parcours accidenté du circuit d'Auvergne, le 5 juillet prochain. Trois d'entre eux seulement ont terminé les 492 kilomètres du circuit éliminatoire, à une vitesse allant de 58 à 62 kilomètres de moyenne à l'heure; ce sont les trois concurrents dont nous reproduisons des photographies. Les neuf autres voitures ont été, ou arrêtées par de simples pannes, ou brisées--tout au moins détériorées--dans des virages trop rapides.
Rappelons que les éliminatoires françaises auront lieu le 16 juin sur le trajet même du circuit d'Auvergne.
A propos de sport.
C'est sur le circuit d'Auvergne que M. de Knyff a été victime de l'accident d'automobile que nous avons relaté récemment. Nous apprenons avec plaisir qu'il est en bonne voie de guérison. Profitons de l'occasion pour préciser un point de détail: son compagnon de route, M. Faroux, qui sortit indemne de l'aventure n'est pas, comme plusieurs de nos confrères et nous-mêmes l'avions cru, le mécanicien de M. de Knyff, mais un de ses amis qui avait accepté de faire avec lui en auto la route de Paris à Clermont-Ferrand.
Plaisirs d'été.
La traditionnelle Fête des Fleurs, instituée au bénéfice de la caisse des Victimes du devoir, a eu lieu, comme de coutume, au bois de Boulogne. Le vendredi 2 juin et le samedi 3, pendant deux après-midi, des équipages enguirlandés défilèrent le long de l'allée des Acacias devant une double haie de curieux intrépides bravant un soleil implacable; car un temps superbe favorisa ces journées trop souvent mouillées et ce fut là peut-être ce qu'elles offrirent de moins «déjà vu». A noter pourtant les nouvelles conquêtes de l'automobilisme dans ce domaine des élégances, où les attelages semblent désormais relégués au second plan; il y avait tant d'automobiles si ingénieusement et si luxueusement décorées qu'il fallut décerner plusieurs prix d'honneur; l'un d'eux échut à Mlle Marconnier, de l'Opéra, pour sa voiture parée fort à propos de roses rouges et jaunes (les couleurs espagnoles) et surmontée d'un petit moulin à vent tout fleuri dont un moteur invisible faisait tourner les ailes.