4° Afin d'utiliser la meilleure disposition de sa voilure et du gréement de ses navires, Nelson choisit pour s'avancer le sens du vent. Ses navires marchent serrés l'un derrière l'autre, à 12 noeuds de vitesse. La flotte franco-espagnole se déplace au contraire lentement. Elle est disposée sur une ligne de 5 milles de longueur, et il est évident que les deux extrémités ne pourront porter secours aux bâtiments du centre avant que ceux-ci soient entourés.
5° Nelson laisse à ses sous-ordres toute latitude dans l'exécution ultérieure des manoeuvres dont il s'est contenté de leur énoncer le principe. Il sait qu' une fois la bataille commencée, les signaux venant du navire amiral ne seront plus visibles et que chacun devra agir suivant son inspiration.
La bataille fut décisive et sans appel au point de vue du résultat; mais les deux nations y éprouvèrent des pertes sensibles. Nelson, vainqueur, était tué; Villeneuve, vaincu, fut fait prisonnier. L'Angleterre était sauvée, mais elle perdait son sauveur. La France perdait sa flotte et, avec elle, la suprématie maritime qui, jointe à la puissance militaire qu'elle acquérait alors sur le continent, lui eût valu l'empire du monde.
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J.-J.-E. Lucas, commandant le Redoutable à Trafalgar. |
Amiral Gravina, commandant la flotte espagnole à Trafalgar. |
Amiral Villeneuve, commandant la flotte française à Trafalgar. |
La tactique de Nelson à Trafalgar.
L'IMPÉRIAL CAUCHEMAR
Le cours du Rhin, depuis son embouchure, en remontant jusqu'à Mannheim.