A MOSCOU.--Les funérailles du médecin-vétérinaire Baumann, tué le 31 octobre.
Ici s'intercalent quatre pages, non brochées, paginées 323-326, 327, 328.
EN FINLANDE.--La foule sur la place du Sénat, à Helsingfors, attendant la proclamation de l'oukase impérial.
Pendant que le reste de la Russie était en proie aux troubles les plus graves, en Finlande, toute une véritable révolution s'opérait pacifiquement. Profitant des circonstances, les Finlandais ont recouvré brusquement toutes les libertés qui leur avaient été successivement enlevées par le tsar Nicolas II, et que celui-ci leur a rendues par son oukase du 4 novembre.
EN POLOGNE.--La grande démonstration nationale du 5 novembre à Varsovie.
Après les incidents sanglants du 1er novembre, où la foule qui manifestait sans violence sur la place de l'Hôtel-de-Ville, pour réclamer l'élargissement des prisonniers politiques, fut sabrée par les cosaques, la capitale de la Pologne eut, le dimanche 5 novembre, une journée où l'on aurait cru voir l'aurore d'une ère nouvelle. Pour fêter le manifeste impérial accordant la liberté personnelle à tous les sujets russes, une immense démonstration d'allégresse avait été organisée. Un cortège de 200.000 hommes de tout âge et de toute condition, qui promenaient des drapeaux aux couleurs polonaises (amarante, avec l'aigle blanc à un bec), portant l'inscription: Pour la Patrie, la Liberté et le Peuple, parcourut dans un ordre parfait, précédé par le clergé, les principales artères de la ville, en chantant l'air national: la Pologne n'est pas encore perdue. Le soir, Varsovie fut illuminée... On sait ce qui s'est passé depuis: l'état de siège appliqué à la Pologne entière, et ce malheureux pays excepté des mesures libérales dont doivent bénéficier les autres parties de l'empire.