D'après le dernier relevé du Bureau international, il existerait actuellement, dans les divers pays du monde, 375 stations côtières de télégraphie sans fil ouvertes au public.

Sur ce nombre, on compte 142 stations aux Etats-Unis, 33 au Canada, 43 en Angleterre, 22 en Allemagne et dans les colonies allemandes, 19 en Italie, 19 en Russie, 17 en France, 10 en Espagne 9 en Danemark, etc.

Dans les colonies on remarque: 5 postes dans l'Afrique française, 3 en Indo-Chine, 2 à Madagascar, 7 au Maroc, 1 à Tunis, 10 dans les Indes Anglaises, 3 à Curaçao, 5 à Fidji, etc.

Pour les postes installés à bord des navires de guerre, les Etats-Unis tiennent encore la tête avec 247 postes. Viennent ensuite l'Angleterre avec 213 postes; la France, 141; l'Allemagne, 112; l'Italie, 77; le Japon, 70; la Russie, 70; l'Autriche, 37, etc.

Sur les navires de commerce, on trouve 455 postes pour l'Angleterre; 253 pour les Etats-Unis; 206 pour l'Allemagne; 68 pour la France; 47 pour l'Italie, etc.

Le rendement du vignoble français en 1912.

L'année 1912 aura été exceptionnellement heureuse pour la viticulture. Le rendement et la qualité de la récolte ont dépassé les prévisions les plus optimistes.

Le vignoble français a subi comme tous les ans les atteintes, variables suivant les régions, de la gelée, de la grêle, du mildiou, de l'oïdium; mais les maladies cryptogamiques n'ont pas produit, malgré une humidité parfois persistante, les effets désastreux que l'on observe généralement dans des conditions atmosphériques semblables; le prix élevé du vin a encouragé les viticulteurs à mieux soigner leurs vignobles et à pratiquer, d'une façon régulière et méthodique, les traitements préventifs.

Les vendanges faites parfois trop hâtivement, par suite d'un temps pluvieux au début, ont pu s'exécuter ensuite pendant une très belle période, qui a permis aux raisins restés sur les souches d'arriver à la maturité nécessaire pour donner au vin du bouquet, de la couleur, du degré et lui assurer une bonne conservation.

Finalement, la récolte, qui devait être d'après certains à peine supérieure à la moyenne, a atteint pour la France, selon M. J.-M. Guillon, inspecteur de la viticulture, auquel nous devons ces précieux renseignements, le chiffre de 59.339.035 hectolitres en 1912, contre 44.885.550 hectolitres en 1911. La production de 1912 est donc de 15 millions d'hectolitres supérieure à celle de 1911 et de 7 millions d'hectolitres au-dessus de la moyenne des dix dernières années, estimée à 52 millions environ.