| Ramassé sur lui-même, il élève le disque aussi haut que possible, en opérant une conversion du poignet, la tête dirigée soit en arrière, soit en avant. (Statue de Myron, au palais Massimi, et statue du Musée Britannique.) | Au commencement du «lancer», il se redresse brusquement et se tend comme un arc (Amphore panathénaïque, Musée de Naples.) | Puis il retombe sur le pied gauche en abandonnant le disque. (Amphore panathénaïque, Musée de Leyde.) |
LES ATTITUDES SUCCESSIVES DU DISCOBOLE, D'APRÈS DIVERSES REPRÉSENTATIONS ANTIQUES
L'effervescence populaire à Tokio: pendant la séance parlementaire du 5 février, la foule, contenue par la police, se porte vers les entrées latérales de la Chambre.
EST-CE LE DÉBUT D'UNE RÉVOLUTION AU JAPON?
Nous avons déjà, dans notre numéro du 15 février, parlé de la crise politique et de l'effervescence populaire qui, en imposant la retraite du cabinet Katsura, soutenu par l'empereur lui-même, semblent faire augurer pour le Japon des temps nouveaux. Le fait le plus saillant de cette crise aura été le refus du parti démocrate de renoncer à son attitude d'opposition malgré l'intervention de l'empereur auprès du chef de ce parti, le marquis Saïonji. On y voit une sérieuse atteinte portée au prestige du trône, qui, depuis le triomphe du précédent empereur sur les grands féodaux, au début de son règne, n'avait jamais rencontré une semblable résistance. Notre correspondant de Tokio, M. J.-G. Balet, qui assista à la séance parlementaire exceptionnelle du 5 février 1913, nous adresse, sur les faits qui précédèrent et provoquèrent la chute du comte Katsura, les intéressantes notes qui suivent:
Tokio, 7 février 1913.
La séance du 5 février 1913 marquera, dans les fastes de l'histoire japonaise, une date mémorable, terrible peut-être.
Un spectateur insuffisamment averti n'aurait vu ce jour-là qu'une lutte, passionnée sans doute, mais très anodine, entre le gouvernement et une grosse fraction de la Chambre. Sans doute il aurait été frappé de la pâleur extraordinaire du premier ministre, prince Katsura, aux prises avec les interpellations de la majorité; des paroles grossières, des insultes lancées d'un banc à l'autre ne l'auraient toutefois pas autrement surpris.