La population de Janina sur le passage des troupes grecques pénétrant dans la ville.
--Phot. de M. David Mac Lellan, du Daily Mirror.
Princes Georges, Andréas et Alexandre. Général Danglis. Le Diadoque.
Entrée solennelle du diadoque Constantin à Janina le 6 mars.--Phot. Rhomaïdes-Zeitz.
[(Agrandissement)]
AU «CONGRÈS DE L'ÉDUCATION PHYSIQUE».--Le renouvellement
«musico-plastique» d'un jeu éternel par les jeunes élèves de M. Jaques-Dalcroze.
LA GRACE ET LA FORCE
Au Congrès de l'éducation physique et des sports qui s'est tenu à Paris cette semaine et où la démonstration des diverses méthodes a été suivie par des milliers de personnes, nous avons vu à côté de la force triompher la grâce; et les jeunes élèves de M. Jaques-Dalcroze, soit au grand amphithéâtre de la Sorbonne, soit au théâtre Antoine, nous ont véritablement révélé l'esthétique du geste et des attitudes, d'après la méthode de «gymnastique rythmique» que nous explique, comme il suit, M. Elie Marcuse:
M. Jaques-Dalcroze est Suisse. Il est né, voici quelque quarante ans, à Vienne, de parents genevois. Il y a été l'élève de Bruckner. Il a été, à Paris, celui de Léo Delibes. Il a composé un opéra (Sancho), un opéra-comique (le Bonhomme Jadis), de la musique de chambre, des recueils de chansons populaires, des recueils de chansons enfantines.
Ayant fait quelque chose pour les enfants, M. Dalcroze aurait voulu que les enfants fissent quelque chose pour lui et les voir danser ses chansons. C'est alors qu'il fut frappé par l'anarchie des mouvements et cette «disharmonie» presque constante entre l'expression mimique et la pensée à rendre. De là, son idée de gymnastique rythmique.
Le corps doit être, de l'avis de M. Dalcroze, un instrument apte à exprimer les sentiments, à traduire les impressions reçues.