Un acte de vandalisme: les travaux d'aménagement en
latrines publiquesde la tour Saint-Martin, à Vendôme.
--Photographies communiquées par M. Maurice Barrès.
Ces photographies, que nos lecteurs trouveront ici, ont soulevé à la Chambre une indignation générale. Mais l'émoi qui s'est manifesté au Parlement n'a pas empêché qu'un nouvel acte de vandalisme se produisît à Vendôme; et M. Maurice Barrès pouvait annoncer, quelques jours après son intervention à la tribune, dans un article de l'Écho de Paris, qu'une pierre tombale, prise au cimetière de la ville, avait été honteusement utilisée pour les bas travaux d'aménagement de la tour Saint-Martin.
Mieux que de longs commentaires, les clichés que nous reproduisons démontrent qu'il était grand temps que la Chambre se décidât à régler cette émouvante et angoissante question de l'architecture religieuse dans notre pays et sauver enfin ces églises de France que des malheureux ou des fous voudraient démolir ou--ce qui est pis encore--déshonorer.
P. H.
LA CRISE MINISTÉRIELLE
Le cabinet Aristide Briand, sur lequel on avait fondé tant d'espérances, est, depuis mardi, démissionnaire. Un vote du Sénat, fait rare dans les annales parlementaires--c'est la troisième fois en vingt-cinq ans--l'a mis en minorité, sur la question de la représentation proportionnelle.
M. Paul Peytral, sénateur des Bouches-
du-Rhône, dont un amendement à la loi
électorale a renversé le cabinet Briand.
Phot. Pirou, Saint-Germain.
M. Aristide Briand avait pourtant prononcé, pour défendre un projet que la Chambre des députés a adopté un admirable discours, clair, loyal, généreux, l'un des plus parfaits, peut-être, de toute sa carrière de grand orateur. Et il avait conclu par un éloquent appel à la conciliation.