--Nullement, répondis-je. Apportez-nous l'ordre que nous réclamons et nous vous confierons aussitôt le pacha.
--Les appartements, ajouta-t-il, sont déjà préparés pour le recevoir.
--C'est parfait. Mais, alors, il faut demander l'avis du pacha lui-même.
Et de nouveau je retournai auprès du commandant en chef de l'armée ottomane. Je lui expliquai ce dont il s'agissait. Il se tourna vers Aziz pacha, échangea quelques mots avec lui, puis déclara qu'il préférait rester où il se trouvait.
Je le saluai militairement et je sortis pour communiquer cette réponse au capitaine bulgare qui, tandis qu'avec mon colonel nous nous mettions à dresser l'état de tous les officiers que nous venions de capturer--209 en tout--s'en retourna au quartier général. Choukri pacha et ces officiers passèrent la nuit dans le fort. Ce fut le lendemain seulement qu'ils furent remis, en mon absence, par nos officiers, au général Ivanof, commandant en chef.
Voilà comment Choukri pacha fut fait prisonnier par le 4e bataillon du 20e régiment d'infanterie serbe.
Photographies S. Tchernof.
Poste serbe dans une rue d'Elbassan, la «ville mystérieuse» de l'Albanie.