--Je n'en ai pas.
--Alors, je ne vous connais pas! lui répondis-je.
--Nous sommes tous sous les ordres du général Ivanof, répliqua-t-il.
--C'est vrai, mais cela ne me garantit pas que vous soyez en effet officier. J'ai besoin, pour en être sûr, de pièces d'identité, d'un ordre me commandant de vous confier la personne du pacha.
Il n'insista pas et repartit.
Un instant après, arrivait le lieutenant-colonel Ougrinovitch, commandant de notre régiment, et qu'on avait prévenu de la capture que nous venions de faire. Ensemble nous nous rendîmes auprès du pacha, à qui je présentai le colonel: ils eurent un court entretien.
Les officiers serbes à qui se
rendit Choukri pacha: le
lieutenant-colonel Ougrinovitch
et le commandant Gavrilovitch.
A notre sortie, un autre officier bulgare, un capitaine, cette fois, se présentait. A son tour, il nous dit qu'il avait ordre d'amener Choukri pacha au général Ivanof. Comme, pas plus que le premier, il n'était en possession d'un ordre écrit quelconque, nous nous refusâmes catégoriquement à faire droit à sa demande.
--Cela va créer un malentendu regrettable, fit-il.