Le mât du télégraphe sans fil, dans le fort d'Hadirlik,
au sommet duquel Choukri pacha fit hisser le drapeau blanc.

Et il me présenta aux collaborateurs qui l'entouraient et m'invita à m'asseoir.

L'acte le plus solennel de la prise d'Andrinople venait de se dénouer.

Choukri pacha me tendit du tabac en s'excusant de n'avoir rien de mieux à m'offrir.

Une conversation cordiale s'engagea alors entre nous tous, au cours de laquelle le général Aziz pacha m'apprit qu'il avait commandé la division opposée à notre division du Timok. 11 ajouta qu'il avait eu l'honneur d'être présenté à notre roi et à sa famille et qu'il avait été le camarade du prince Arsène en Russie. 11 me remercia des compliments que j'avais adressés à l'armée turque en ajoutant qu'il ne me souhaitait point d'éprouver jamais le sort qui venait de leur être réservé.

L'heure avançait. Je me vis obligé d'interrompre cette conversation, et je demandai à Son Excellence la permission de me retirer.

A. ce moment, arriva devant le fort un lieutenant bulgare. Il m'informa qu'il avait mission d'emmener à l'état-major Choukri pacha.

--D'ordre de qui? lui demandai-je.

--D'ordre du général Ivanof.

--Avez-vous des pièces d'identité?