LES FÊTES DE JEANNE D'ARC A PARIS.--Une procession aux-flambeaux dans le parc des Franciscaines, impasse Reille. Phot. L. Gimpel, sur plaque hypersensibilisée.
Célébrée, dans toute la France, avec une grande ferveur patriotique, la fête de Jeanne d'Arc a été marquée, à Paris, dimanche dernier, par de belles manifestations, qui se sont déroulées dans l'ordre et l'enthousiasme. Tandis que les façades des maisons, dans beaucoup de quartiers, s'étaient parées de guirlandes, de drapeaux, et d'étendards bleu et blanc, les statues de l'héroïne lorraine avaient été abondamment fleuries, et, devant les monuments bien connus de la place des Pyramides, de la place Saint-Augustin et du boulevard Saint-Marcel, ce fut dès les premières heures de la matinée un défilé d'imposants cortèges,--celui de la Ligue des Patriotes, conduit par son vaillant président M. Paul Déroulède, celui des ligueurs d'Action française et des élèves des grandes écoles et des lycées, celui des élus de Paris, auxquels s'étaient jointes de nombreuses sociétés.
Pour avoir attiré moins de foule, la cérémonie dont nous donnons ici une gracieuse image ne fut pas l'une des moins touchantes. Les Franciscaines, dont la communauté s'étend, non loin du parc Montsouris, dans les calmes abords de l'impasse Reille, ont voué un culte spécial à la Bienheureuse, sous l'invocation de laquelle elles ont placé des bonnes oeuvres et un patronage de jeunes filles: en dehors des heures de travail, celles-ci apprennent là le chant grégorien, et sont les pieuses élèves de la «manécanterie Jeanne d'Arc». Dimanche soir, à 8 heures, elles étaient toutes réunies dans le jardin joliment illuminé, pour participer à la procession aux flambeaux organisée par les soeurs autour de la statue de Jeanne d'Arc qui se dresse sous les arceaux des arbres. Après qu'elles en eurent fait le tour, un sermon fut prononcé par le Père Ledoré, général des Eudistes, et la cérémonie se termina par la bénédiction du Saint-Sacrement.
Les Monténégrins creusent, dans le sol pierreux de la
colline enfin conquise, des fosses pour leurs morts.
APRÈS LA PRISE DE TARABOCH.--Aspect d'une tranchée
turque. Phot. H. Grant, du Daily Mirror.
L'évacuation de la ville par les troupes d'Essad pacha.