En général, les oiseaux sont plus grands dans les régions froides. Il y a pourtant quelques exceptions; le moineau, notamment, est plus grand à Damas qu'à Paris.

L'alcool de sciure de bois.

On sait que, depuis quelque temps, le cours de l'essence de pétrole a atteint les hauteurs inconnues et que les autres carburants se sont empressés d'imiter ce fâcheux exemple. Pour les propriétaires de voitures de luxe, il n'y a là qu'un incident plus ou moins désagréable, mais pour les entrepreneurs de transports en commun, pour les industriels qui utilisent couramment les camions automobiles et, par ricochet, pour les constructeurs de ces divers véhicules, il s'agit presque d'une question de vie ou de mort. On voit, dans ces conditions, quel intérêt peut présenter la découverte de nouveaux carburants ou la production économique des carburants actuels. Or, il existe un combustible qui a sur l'essence cette même supériorité d'être un produit national et il semble que, grâce à des procédés nouveaux, ce produit puisse être obtenu à des prix défiant toute concurrence.

Ce combustible n'est autre que l'alcool, alcool éthylique, ou alcool de bouche.

La source à peu près unique de l'alcool est la fermentation de liquides sucrés sous l'action de la levure. Or, les divers sucres proviennent soit directement des végétaux, soit indirectement de la transformation des matières amylacées.

La première condition pour obtenir de l'alcool à bon marché est par suite de fabriquer le sucre au prix le plus bas possible, avec des matières de prix minime. Or, depuis quelques années, on s'est mis à fabriquer le sucre, c'est-à-dire l'alcool, en utilisant soit les résidus des fabriques de pâtes de bois, soit la sciure de bois elle-même.

Dans la fabrication de la pâte à papier au sulfite, chaque tonne de bois laisse comme résidu dix tonnes de lessives contenant environ la moitié du bois traité et renfermant assez de sucre pour produire 70 à 80 litres d'alcool. Il suffit de neutraliser le liquide à la chaux, de le faire fermenter trois ou quatre jours et de distiller. On obtient ainsi un alcool impur, impropre à la consommation et qui n'en est que meilleur au point de vue industriel, car il se trouve dénaturé automatiquement par la proportion assez élevée de méthylène qu'il renferme. Le méthylène (ou alcool de bois) est, en effet, le dénaturant actuel adopté par l'État.

Les usines suédoises qui utilisent ce procédé de fabrication depuis environ quatre ans peuvent fournir annuellement 300.000 hectolitres d'alcool (chiffre qui dépasse la consommation intérieure). Le prix de revient est d'environ 10 francs pour l'hectolitre d'alcool à 90 degrés.

Dans le second procédé de fabrication utilisé surtout aux États-Unis et introduit depuis peu en France, on emploie exclusivement la sciure de bois traitée à chaud par les acides. Or, une tonne de sciure de bois qui peut fournir 90 litres d'alcool ne coûte guère que 2 francs à 2 fr. 50 dans les pays où il existe des scieries mécaniques. Le coût de la fabrication proprement dite étant sensiblement équivalent à celui de la fabrication de l'alcool de grains, la différence des prix de l'alcool résultera de la différence des prix de la matière première (sciure de bois ou blé indien). On voit quelle peut être, au point de vue économique, la supériorité de l'alcool de sciure de bois, étant donné surtout que cet alcool est en quelque sorte dénaturé de naissance.

Pour découvrir les alcaloïdes dans l'organisme.