Enfin, en appliquant les lois physiques connues, on trouve qu'une puissance mécanique de 143 watts peut produire un signal sonore perceptible à 160 kilomètres.
Ces trois chiffres, 300, 250, 143 watts présentent des écarts sensibles; on peut dire cependant qu'ils sont du même ordre de grandeur.
Il semblerait donc que notre oreille, notre oeil et le récepteur radiotélégraphique possèdent approximativement la même sensibilité et sont, à une distance donnée, impressionnés par des puissances variant au maximum du simple au double.
Mais cet équilibre ne se manifeste plus dans la pratique, parce que l'atmosphère ne véhicule point avec la même perfection les ondes de divers genres.
Les ondes hertziennes, constituées par d'immenses vagues, contournent les obstacles et sont peu absorbées par l'air et par ses poussières. Au contraire, les ondes sonores et les ondes lumineuses sont très courtes; un obstacle faible les arrête et les brumes les absorbent. En outre, elles sont incapables de contourner la courbure de la terre, qui cesse d'être négligeable quand il s'agit de franchir des centaines de kilomètres.
L'accroissement de la population et de la production du blé.
Le prix du blé tend à augmenter sur tous les grands marchés du monde. Voici, en effet, pour différents pays, les cours d'avril 1913 comparés au prix moyen par quintal de deux périodes décennales:
1881-90 1901-10 Avril 1913
Paris....... 24 55 22 60 28 80
Liverpool... 20 08 16 94 20 57
Berlin...... 22 66 23 49 26 03
Budapest.... 27 22 22 41 22 64
New-York.... 18 50 16 71 18 36
La hausse est donc générale. Et, cependant, de 1901 à 1910, la production mondiale a passé de 674 millions de quintaux à 888 millions, soit un accroissement d'environ 30%.
M. Edmond Théry se demande dès lors si l'augmentation de la production n'est pas dépassée par l'augmentation de la population consommatrice de blé.