Brûleur. Opott. Ecouen et Isard II. El Tango. Blaruey. Père Marquette.
LE GRAND PRIX DE PARIS DE 1913.--L'arrivée au poteau.--Phot. Tresca.


Le lancement d'un cerf-volant monté, à bord du croiseur Edgar-Quinet.

Le cerf-volant, après son ascension, ramené sur la plage arrière de l'Edgar-Quinet, le croiseur filant à toute vitesse.

CERFS-VOLANTS MARITIMES

Les cerfs-volants montés du capitaine Saconney, dont nous avons, à diverses reprises, entretenu nos lecteurs, ont été adoptés par l'armée de terre, il y a quelques mois. Après une longue série d'expériences, ils viennent de l'être aussi par la marine, qui a ainsi tracé son programme aéronautique:

Limiter l'emploi des aéroplanes à la défense des côtes, seul cas où l'avion trouve toujours dans une rade tranquille une surface de départ et une surface d'atterrissage.

--Utiliser les dirigeables à très grand rayon d'action pour la surveillance des armées navales ennemies.--Recourir au cerf-volant soit pour l'éclairage des escadres au large, soit pour la surveillance d'une côte étrangère bloquée.

Le cerf-volant présente cet avantage que le vent, grand ennemi des autres appareils aériens, facilite ses évolutions; si le temps est calme, le navire crée le vent par son déplacement. Il faut une vitesse de 18 noeuds pour élever l'observateur; or, les croiseurs du type Edgar-Quinet en donnent 24.

Ces cerfs-volants, démontés et remisés, à bord, dans un coin quelconque, sont montés cinq minutes après avoir été apportés sur le pont du navire; dans le même temps, une autre partie de l'équipe dispose les treuils et les agrès de lancement. On compte ensuite quinze minutes pour lancer, arrimer la nacelle, et faire prendre place à l'observateur qui reste relié au navire par le téléphone; puis cinq minutes pour monter à 300 mètres. Dix minutes suffisent pour ramener le train à bord et le remiser sous le pont.

Ce nouveau matériel, qui vient d'être expérimenté au large des Bouches de Bonifacio par le croiseur Edgar-Quinet, a donné toute satisfaction.