Ressemblent à la source écartant les roseaux

Tout est aride et nu hors de mon âme, reste

Dans l'ouragan de mon repos!

Hélas! Quand ton élan, quand ton départ m'oppresse,

Quand je ne peux t'avoir dans l'espace où tu cours,

Je songe à la terrible et funèbre paresse

Qui viendra t'engourdir un jour.

Mais puisque tout survit, que rien de nous ne passe,

Je songe, sous les cieux où la nuit va venir,

A cette éternité du temps et de l'espace