Le souffle de la vie entre deux coeurs peut être
Si dûment mélangé
Que l'un peut demeurer et l'autre disparaître
Sans que rien soit changé.
Et voici encore un vers où la passion, avec quelle superbe violence, dédaigne les fins humaines et fixe l'éternité:
A présent je ne vois, ne sens que ta venue,
Je suis le matelot par l'orage assailli
Qui ne regarde plus que le point de la nue
Où la foudre a jailli.
Je compte l'âge immense et pesant de la terre