Il n'existe pas en cette région de futaies feuillues, on n'y trouve que des taillis à réserves plus ou moins abondantes. On ne peut donc guère comparer les résultats obtenus avec ceux de M. Church en Amérique; mais on arrive à des conclusions générales de même ordre.
C'est pendant l'hiver très neigeux 1906-1907 qu'on observa pour la première fois l'action de la forêt sur la neige. Dans des conditions similaires d'altitude et d'exposition, on releva les faits suivants:
A Saint-Pierre-d'Albigny, un taillis conserva son enneigement 111 jours alors que la neige avait disparu hors bois après 98 jours.
A Sallanches, avec une hauteur de neige de 1 m. 56, l'enneigement persista sous une futaie résineuse (sapin, épicéa) 57 jours plus tard que hors bois.
A Thônes, sous une futaie résineuse, exposée au sud, à l'altitude de 700 mètres, la neige a disparu hors bois 20 jours plus tôt que sous le couvert des arbres.
Enfin, à Tennignon, dans un peuplement toujours assez clair de pins de montagne et mélèzes, à 1.600 mètres d'altitude, la neige avait atteint une hauteur totale pour l'hiver de 2 m. 37. Sur un versant nord-ouest elle a disparu sous bois 40 jours plus tard que hors bois, alors que sur un versant sud la différence fut seulement de 21 jours.
Alger, deuxième port de France.
Le port d'Alger a pris, en ces dernières années, un essor tel que, comparé aux ports de la métropole, il occupe aujourd'hui le second rang. Il vient immédiatement après Marseille et dépasse le Havre.
Voici, en effet, le mouvement du grand port algérien à dix ans d'intervalle:
1902 1912
Navires entrés et sortis 8.558 13.000
Tonnage de jauge 7.384.000 18.000.000