LE PAYS DES HOMICIDES.
On croit assez généralement que l'Italie est le pays où l'assassinat et l'homicide sont le plus en faveur; c'est une erreur. Le pays où l'on tue le plus, c'est celui où traditionnellement tout est sur une plus grande échelle qu'ailleurs, les Etats-Unis.
La moyenne, en Italie, est de 3,9 pour 100.000; aux Etats-Unis, de 5,9. A Londres la proportion en 1912 a été de 1,31; à New-York de 6,8.
Les Américains s'en émeuvent. Quelques-uns accusent l'immigration. Mais à tort, car la proportion des homicides est la plus forte dans les Etats du Sud où il y a le moins d'immigration. La ville la plus meurtrière est Memphis (64,3 pour 100.000 en 1912). La région la plus meurtrière est celle des Etats du Sud (20.2 pour 100.000 de population); puis viennent les Etats de l'Ouest (10,8), les Etats du Centre (8,9) et les Etats de l'Est (4,6).
Memphis a une population nègre abondante, et les nègres sont le plus souvent les victimes. Les assassins sont généralement de la même race. De sorte qu'en somme il ne faut pas accuser la population blanche.
«THE BEST IN THE WORLD».
Une regrettable coquille nous a fait imprimer inexactement, à la fin de l'article sur le «Centre Mondial», paru dans notre dernier numéro, un mot anglais d'usage courant, que tous nos lecteurs auront certainement corrigé d'eux-mêmes, tant il est familier, même à nos oreilles. Ce n'est point «the beast in the world», mais «the best in the world» qu'il fallait lire. L'erreur est d'autant plus déplorable qu'elle pouvait prêter à une absurde équivoque.
Le monument d'Henri Heine à Francfort.
Phot. Hans Fohr.