Le grand-père, bon commerçant, Eut un fils, trois filles charmantes, Qu'il dota convenablement: Douze mille livres de rentes... Le magasin doubla ses ventes... | Le petit-fils, bourgeois tranquille, Passait pour riche, assurément... Il avait une automobile, Un loyer de six mille francs, Une campagne près de la ville... |
Mais du bourgeois fin lamentable... Le socialisme triomphant Déclara le riche coupable... Son cou ne valait pas le diable... On ne lui prit que son argent. |
LA QUESTION DE L'UNIFORME
L'ennui naquit un jour de l'uniforme ôté.
—Soit, monsieur le ministre, puisqu'il faut des uniformes qui rendent à la guerre le soldat invisible, adoptons les costumes couleur de muraille. | Puisque toutes les nations ont adopté le gris bleuté, faisons comme elles. | Négligeons l'inconvénient qui en résultera, à savoir que, même avec une bonne lorgnette, on ne saura pas si on a affaire à des amis ou à des ennemis |
Et si ce qu'on aperçoit là-bas est une motte de terre ou un colonel, une route ou un bataillon | Mais songez aussi, monsieur le ministre, que mes soldats portent depuis quarante-quatre ans des uniformes qui n'ont pas été au feu... (je ne parle pas des colonies). | Il y a donc place à la fois dans la question de l'uniforme pour l'esthétique et pour les inéluctables nécessités. |
Le soldat ayant deux tenues, la première pourrait être la tenue de paix et la seconde la tenue de guerre. | Au fond, l'uniforme n'y fait rien... A l'inverse des soldats du roi Bomba qui, habillés en rouge, en bleu ou en vert, f...ichaient le camp tout de même. | Nos soldats en haillons—comme en 92—en bonnets à poil comme en 1807, en shako ou en képi, en rouge ou en bleu, iront! toujours en avant. |
Seulement, si en temps de guerre ils peuvent être gris, sombres, bleutés ou incolores... (tenue n° 1)... | donnez-leur la tenue n°, 2 en temps de paix: des habits élégants et souples, coquets et pimpants... vous avez le choix dans les collections... Mousquetaires rouges, habits bleus de la guerre en dentelles, grenadiers en bonnets à poil, troubades en képi et en vieux pantalon rouge. Celui de nos gloires et de nos malheurs |