| Un blessé de l'héroïque armée belge, amené par une infirmière à la gare de Tirlemont. | Blessé allemand ramassé sur le champ de bataille de Haelen et gardé dans une cour d'école. |
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Après la charge des dragons allemands sur la chaussée de Haelen: un cheval tué, abandonné avec son harnachement et l'étui à carabine de son cavalier. |
Les troupes belges massées en arrière se démasquèrent alors. Ce fut, de
part et d'autre, une canonnade terrible. Mais on fit une constatation
intéressante, et que les communiqués de notre ministère de la Guerre ont
signalée déjà, dans les escarmouches qu'ont eues nos propres troupes,
c'est que l'effet des obus allemands était presque nul. Aurait-on donc
calomnié la maison Krupp, quand on l'accusa d'avoir vendu aux pauvres
Turcs des projectiles pour l'exportation?
Les fils télégraphiques de la gare de Diest après le passage des Allemands. |
L'avantage se manifesta bientôt nettement du côté des Belges. Quelque flottement se fit sentir chez les Allemands, dont la cavalerie, tenue sous le feu des canons de nos alliés, était immobilisée; ce fut surtout un duel d'artillerie.
Le tir des Belges était, au contraire, d'une précision merveilleuse: on en eut la preuve à l'heure de la retraite, où un seul canon ennemi continuait de tirer, les autres étant sans doute en mauvais point.
L'avantage se manifesta bientôt nettement du côté des Belges. Quelque flottement se fit sentir chez les Allemands, dont la cavalerie, tenue sous le feu des canons de nos alliés, était immobilisée; ce fut surtout un duel d'artillerie.
Pourtant, à un moment, des dragons de Mecklembourg se lancèrent, comme dans un suprême effort, de Haelen sur la route de Diest, une belle allée droite, bordée d'arbres, telle qu'on en voit dans les tableaux des vieux maîtres flamands. Ils n'allèrent pas loin: à l'entrée de Zelck-Haelen, une barricade se dressait en travers de la route. Des mitrailleurs cyclistes étaient embusqués derrière, d'autres dans les greniers des premières maisons du village, d'autres dans le clocher de l'église. Ils attendaient, tranquilles. Et quand les cavaliers aux flammes jaunes et noires ne furent plus qu'à 200 mètres, le crépitement des armes automatiques éclata en grêle. L'escadron fut fauché comme une gerbe. Seuls, deux pauvres chevaux emballés franchirent la barricade.
Un coin du champ de bataille de Haelen: les blessés ont été recueillis, les morts emportés, et il ne reste que des cadavres de chevaux.
VISIONS DE GUERRE.--La chaussée pavée, entre Diest et Haelen, jonchée de chevaux morts, après l'échec de la cavalerie allemande.