Pièce attenante au bureau de bienfaisance écroulé, où notre collaborateur a trouvé des oiseaux abandonnés depuis le bombardement.

Nous étions bien un peu honteux d'avoir une telle préoccupation en un pareil moment, mais c'est que nous nous imaginions que nous nous surveillions l'un l'autre. D'ailleurs, dès que nous avons vu de quelle façon on accueillait notre offre, nous nous sommes regardés et nous nous sommes compris.

Quand je suis sorti de là, le serin chantait encore.

Dans les rues, les ménagères balayaient et lavaient leur maison, et je me souviens d'avoir vu un commerçant qui frottait avec conviction la glace de sa porte sans penser que de la devanture de son magasin il ne restait que les montants.

Rien ne peut contre l'habitude et il n'y a pas de guerriers qui en aient raison.

Les obus ronflaient toujours et occupaient l'air; une maison achevait de se consumer sur la Grande Place, que des enfants continuaient leur partie d'al'-guise et que les pigeons s'abattaient sur leur endroit préféré.

Je poursuivis ma promenade dans les ruines, dans les cendres et dans le sang et je vis d'autres ruines, d'autres cendres et d'autre sang. Il y en avait partout, mais partout il y avait des gens qui s'activaient pour déblayer les lieux.Il fallait faire place nette à la Vie.