L. XI, 47. «Pourquoi Blattara fuit-il tout commerce avec les femmes?
Pourquoi joue-t-il de la langue?—Pour ne pas besogner (impuissant).»
L. XI, 61. Sur Mantius. «Mantius ne peut plus raidir sa langue libertine, car pendant qu'il la plongeait dans une vulve gonflée de luxure, et qu'il y demeurait attaché, entendant dans l'intérieur les vagissements de l'enfant, une maladie honteuse a paralysé cette langue avide; aujourd'hui il n'est plus possible à Mantius d'être pur ni impur.»
L. XII, 86. Contre Fabullus. «Les philopèdes, dis-tu, puent de la bouche; dis-moi, ô Fabulus, que sentent les cunnilingues?»
On a peine à croire à un tel dévergondage; cependant, comme Martial adresse plusieurs de ses épigrammes aux hommes qui vivent de leur impudicité, on peut admettre tout comme possible. Le docteur Garnier cite une classe de faits de ce genre et les explique naturellement ainsi que la sodomie, en faisant remarquer que souvent l'anus est un foyer érogène.
N° 6.—Talents intimes.
On voit, non-seulement dans l'Inde, mais en tout pays, des hommes distingués enchaînés par des femmes sans jeunesse, esprit ni beauté, mais possédant quelques talents intimes comme ceux qui ont fait la fortune de la du Barry.
Diderot donne, dans les _Bijoux indiscrets, _sous le titre: le _Bijou voyageur, _les récits d'une femme laide et sotte qui a gagné une grande fortune par une complaisance cosmopolite. Ceux qui concernent l'Allemagne, l'Italie, et l'Espagne, et qui sont écrits respectivement en latin, en italien et en espagnol, sont curieux; ils nous mettent au courant des vices dominant dans ces pays au XVIIIe siècle. A Vienne, ce sont les raffinements indiens, les mignardises et l'hyménée par la bouche, les seins, etc. En Italie, ce sont les amours florentins (in vas non naturale); en Espagne, des tours de force de prouesses amoureuses, des nuits de plaisir sans trêve ni merci. Pourquoi le _Bijou voyageur _ne se sert-il du français que pour lier et commenter ses indiscrétions polyglottes? Diderot fait lui-même la réponse:
«Le lecteur français veut être respecté.»
N° 7.—Docteur GARNIER, Onanisme buccal.
L'onanisme en général et souvent l'onanisme buccal est aujourd'hui fréquent. Il est la règle dans les unions libres, sans être une exception dans les autres. L'influence directe d'organes étrangers, actifs, conscients, pour ainsi dire, comme les lèvres, la bouche et surtout la langue, a pour effet une impression beaucoup plus vive et profonde que les rapports naturels.