L'odeur spéciale qui se dégage des organes secrets de la femme est, pour certains vert-galants, comme Henri IV, le souverain excitant de l'amour. Elle les surexcite au point qu'ils fouillent avec la bouche et le nez les parties sexuelles et en aspirent les liquides. De là leur nom de renifleurs.
Excitées directement par la succion, l'aspiration et le lèchement de tous leurs organes, les femmes, parvenues au paroxysme, lancent dans la bouche de l'homme, par leur conduit afférent, le mucus glaireux sécrété par les glandes vulvo-vaginales. Le plaisir que cette éjaculation procure aux femmes passionnées leur fait rechercher cette débauche. Les femmes galantes la considèrent comme la plus grande preuve d'amour qu'elles puissent, recevoir de leurs sigisbés et comme le moyen le plus sur de les fixer (des femmes dites honnêtes et du monde ont ce goût).
Pour ne pas avoir à rougir d'un office vil non partagé, c'est ordinairement par réciprocité alternative, et souvent simultanée, que des amants libres ou des époux se livrent ensemble à ces écarts. Opposés l'un à l'autre de la tête aux pieds, ils agissent ensemble, chacun de leur côté, avec une telle passion qu'ils en deviennent inconscients [29]. Ce vice a quelquefois pour conséquence, chez la femme, l'hystérie, chez l'homme, la paralysie plus ou moins complète des membres et du cerveau.
[Note 29: Cette pratique devenue fréquente est appelée par les libertins
FAIRE 69.]
La succion du clitoris et le lèchement de la vulve avec la langue constitue le saphisme. Le saphisme féminin est préféré par les femmes lubriques à tous les autres moyens de plaisir. Le saphisme détermine un état particulier du clitoris très caractéristique.
L'auparishtaka ou onanisme buccal entre hommes paraît s'être répandu dans ces derniers temps. Quelques libertins choisissent criminellement pour cet office de jeunes enfants dans la bouche desquels le pénis se meut comme dans le vagin.
TITRE V
COMMENT, POUR L'ACTE SEXUEL, ON VIENT EN AIDE A LA NATURE
CHAPITRE I
Des attouchements.