Lorsque les parents ont consenti au mariage, celui-ci s'accomplit suivant les rites prescrits par le livre saint pour les quatre sortes de mariage (App. n° 1 et 2).
[Note (39): On voit que, déjà à cette époque, l'astrologie était un moyen de tromperie et de charlatanisme d'un usage général.]
[Note (40): Il appert de là que la supercherie et le mensonge étaient en toute occasion des moyens autorisés et même conseillés par les Brahmanes.]
APPENDICE AU CHAPITRE II
N°1.—Conventions matrimoniales.
Dans la classe riche, le père de la mariée fait tous les frais de la cérémonie, du trousseau et des cadeaux de noces; quelquefois, les dépenses sont partagées entre les deux familles. Manou défend à tous les gens honorables, même aux Soudras, de rien accepter pour eux-mêmes, de celui qui épouse.
Ils ne peuvent recevoir que des cadeaux pour leur fille.
Dans la classe peu fortunée, les parents du marié ont à faire toutes les dépenses du mariage et du trousseau, et, de plus, ils doivent payer, comme prix de la fille, à ses parents, une somme d'argent déterminée par les usages de la caste; car, dans les idées du bas peuple, prendre une femme en mariage ou l'acheter, c'est tout un.
On sait qu'il en est de même chez les Arabes de l'Algérie.
Les gens qui n'ont absolument rien, remettent leur fille, sans condition, aux parents du garçon qui règlent toutes choses comme ils l'entendent en donnant seulement ce qu'ils veulent comme prix de la fille.