De même les contrôleurs des étables jouissent des femmes dans les étables; les employés chargés de la surveillance des veuves, des femmes sans soutien et de celles qui ont quitté leurs maris, ont commerce avec ces femmes[56].

[Note 56: D'après ces détails, dans ce temps-là, une femme de la campagne se donnait toutes les fois qu'elle en avait l'occasion; cela a lieu généralement encore aujourd'hui; le dévot auteur du Kama-Soutra trouve cela tout naturel et n'a de blâme ni pour les employés qui tiraient un tel parti de leur situation, ni pour les pères et les frères qui avaient commerce avec leurs belles-filles et leurs belles-soeurs; il leur conseille seulement le secret dans certains cas. En Russie, du temps de l'esclavage, cette promiscuité a existé chez les Mougicks (Leroy Beaulieu).]

Ceux qui sont avisés rôdent la nuit dans le village à cette fin, pendant que les villageois s'unissent à leurs belles filles restées seules en l'absence de leurs fils. Enfin les contrôleurs des marchés ont continuellement commerce avec elles au moment où elles viennent faire leurs achats au marché.

APPENDICE AU CHAPITRE III

Les latins: Ovide, Catulle, Martial, Juvénal et Pétrone.

A en croire les poètes et Suétone, il n'y avait guère plus de moeurs à Rome sous les douze Césars que dans l'Inde, où la décence était du moins toujours observée. Citons les auteurs.

Ovide, _les Amours, _livre II. «Conseils aux maris.»

«Cruel mari, tu as donné un gardien à ta tendre épouse: peine inutile! Une femme se garde elle-même et celle-là seule est chaste qui ne l'est point par crainte.

(Pensée exprimée par Manou dans les mêmes termes).

«C'est sottise de s'offenser de l'infidélité d'une épouse; c'est bien mal connaître les moeurs d'une ville fondée par les deux jumeaux fils de Mars et de Vénus.