«Pourquoi prendre une femme belle si on la veut vertueuse?

«Sois un mari complaisant, ton épouse te donnera beaucoup d'amis. Cultive-les et tu auras un grand crédit; tu seras de toutes les parties fines et galantes et mille objets précieux orneront ta maison sans te rien coûter.»

La Lesbie de Catulle était une femme mariée et cependant, par libertinage ou par cupidité, «elle se livrait», dit le poète, «au coin des rues aux amoureux caprices des enfants de Romulus.» Il est vrai que Catulle, comme tous les jeunes romains de son temps, avait toujours un mignon en même temps qu'une maîtresse.

Martial, livre XII. A Milon.

«Tu vends de l'encens, du porc et des bijoux, et la denrée suit l'acheteur; mais ta meilleure marchandise est ta femme, car vendue et revendue, on ne l'emporte jamais.»

Un mari qui ne fut pas complaisant ce fut Jean de Laval, sire de
Châteaubriant.

Françoise de Foix, son épouse, fut attirée par ruse à la cour de François Ier, malgré son mari qui l'aurait tuée pour la soustraire aux poursuites du roi, si celui-ci ne l'avait éloigné.

Prise de force par le roi, elle consentit ensuite à être sa maîtresse en titre; elle le fut durant neuf années pendant lesquelles, à l'occasion, elle eut encore quelques autres amants. Délaissée ensuite par le roi, elle retourna chez son mari qui lui fit ouvrir les quatre veines.

Catulle (84), sur le mari de Lesbie, sa maîtresse.

«En présence de son mari, Lesbie me dit mille injures. Le sot est au comble de la joie. Butor, tu ne te doutes de rien. Si elle ne pensait pas à moi, elle se tairait, et ton honneur serait sauf.»