Le même (85), sur Gellius.

«Gellius est mince comme une feuille: qui pourrait s'en étonner? Il a une mère si bonne, si vaillante, une soeur si jolie, un oncle si complaisant; il compte dans sa famille tant d'aimables cousines! Comment pourrait-il engraisser? Aussi, en ne comptant que ses exploits incestueux, on devine la cause de sa maigreur.

Martial, livre XII, 20. A Fabullus.

«Vous demandez, Fabullus, pourquoi Timon n'a pas de femme? Il a une soeur.»

Le même. A Chloé.

«Tu t'offres au premier venu. Que tu es populaire! Tu mérites le nom de
Demophyle (amante du peuple).»

Properce, X. A sa maîtresse.

«Tes amants sont plus nombreux que ceux de Laïs et de Phryné. Il n'est rien que l'amour ne se permette dans Rome. A quoi sert d'avoir élevé des autels à la pudeur, si l'épouse peut rejeter à son gré toute contrainte. Bien coupable fut la main qui peignit la première des objets obscènes et souilla par de honteuses images la chasteté de nos demeures; elle corrompit l'innocence en flattant les yeux.»

Juvénal, dans la Satyre X, parle des nombreux maris qui, impuissants ou odieux à leurs femmes, recouraient à des esclaves pour leur faire des enfants, afin de s'assurer leur fortune.

«Sans moi, dit un esclave, ta femme fût restée vierge; elle voulait fuir vers un autre hymen, mais je l'ai retenue pâmée sous mes caresses, pendant qu'à la porte de ta chambre nuptiale, tu pleurais en entendant les cris de plaisir poussés par ta femme et les craquements du lit.»