Selon eux, les aspirations naturelles de la femme juive se réduisent aux deux satisfactions suivantes que leur assure la Loi:

1° Le droit à la parure, pour qu'elle soit toujours séduisante. C'est le principe des Brahmes.—Il est prescrit aux juives de s'habiller magnifiquement le jour du sabbat. Aussi, dans tous les pays ou les juifs ont conservé leur costume, voit-on, les jours de fête, leurs femmes surchargées d'étoffes brodées d'or ou de couleurs éclatantes, de bijoux, etc.

2° Le droit conjugal—le mari se doit incessamment. C'est à peine si, par exception, il peut faire une trêve de huit jours. La femme du peuple peut l'empêcher de prendre la mer, d'aller à la guerre, de choisir tel métier ou telle profession antipathique à l'amour conjugal, par exemple celle de savant. A ce titre le docteur de la loi, par une immunité unique, n'est obligé envers sa femme qu'une fois par mois (Voir A. Castaing: Condition de la femme mariée chez les juifs au premier siècle avant Jésus-Christ).

Pour le précepte écrit à ce sujet, aussi bien que pour le Kama-shastra il n'y a ni mystère ni oubli. Comme lui, il expose et dirige les choses par compas et mesures. Il va plus loin, il marque les inconvénients des méthodes vicieuses, les agréments des bons procédés.

L'Erotologie hindoue est au moins égalée par le texte officiel de l'Hébraïsme traditionnel.

Excellente ménagère, bonne mère de famille, admise à la synagogue à certains anniversaires, fêtes à la fois de la nation et des familles, la femme juive se relève à mesure que l'esprit moderne pénètre et réhabilite sa race.

Depuis Salomon jusqu'à Esdras, sauf pendant des intervalles plus ou moins longs et fréquents de retour au Dieu unique, un grand nombre de Juifs pratiquèrent les cultes des divinités mâles et femelles de l'Assyrie, d'Adonis et même de Priape.

On lit au livre III des Rois, Chap. XV, 12 et 13.

«Asa, arrière petit-fils de Salomon, fit mettre à mort les efféminés et interdit à sa mère Mancha la présidence du culte de Priape et du bois (Lucus) qu'elle lui avait consacré; il détruisit la grotte de ce dieu, brisa son idole obscène et en jetta les cendres dans le torrent du Cédron.»

Le prophète Ezéchiel rend compte d'une vision où lui apparurent des femmes qui pleuraient Adonis dans le temple de Jérusalem, des animaux sacrés de l'Egypte figurés sur ses murs, et, devant le sanctuaire, des Juifs sacrifiant par le feu leurs enfants sur l'autel de Moloch.