Note 295: Flins des Oliviers (Claude-Marie-Louis-Emmanuel Carbon de), né en 1757 à Reims, mort en 1806. La multiplicité de ses noms lui attira cette épigramme de Lebrun:
Carbon de Flins des Oliviers
A plus de noms que de lauriers.
Ami de Fontanes, il rédigea avec lui, en 1789, le Journal de la Ville et des Provinces, ou le Modérateur. Il a fait jouer, non sans succès, plusieurs comédies en vers. L'une d'elles, le Réveil d'Épiménide à Paris ou les Étrennes de la liberté, représentée sur le Théâtre-Français, le 1er janvier 1790, obtint une vogue considérable, justifiée d'ailleurs par le mérite de la pièce et par son excellent esprit.[(retour)]
Note 296: Le Théâtre-Français occupait, depuis 1782, la salle construite par ordre de Louis XVI, d'après les plans des architectes Peyre et de Wailly, près le Luxembourg, à l'extrémité du terrain qu'occupait le jardin de l'hôtel Condé. En 1798, ce théâtre reçut le nom d'Odéon, parce que des opéras devaient former le fond de son répertoire. C'était un souvenir classique du théâtre couvert de ce nom [Grec: ᾨδεῖον] bâti à Athènes par Périclès pour les concours de musique. La salle de 1782 fut incendiée dans la nuit du 18 au 19 mars 1799. Reconstruit sur ses anciennes fondations par décision du premier Consul, ce théâtre fut détruit une seconde fois par le feu le 20 avril 1818. Louis XVIII le fit rebâtir. C'est l'Odéon actuel.[(retour)]
Note 297: Brizard (Jean-Baptiste Britard, dit), né en 1721 à Orléans, mort le 30 janvier 1791. Après avoir remporté, comme tragédien, de très grands succès dans les pères nobles et les rois, il s'était retiré, le 1er avril 1786, le même soir que le couple Préville et Mlle Fanier. Tous parurent dans la Partie de chasse de Henri IV, au milieu des bravos et de l'émotion générale. (G. Monval et P. Porel, l'Odéon, tome I, p. 249.)[(retour)]
Note 298: Talma avait débuté, le 21 novembre 1787, en jouant le rôle de Séide, dans le Mahomet, de Voltaire. (G. Monval et P. Porel, op. cit., tome I, page 57.)[(retour)]
Note 299: Mlle Saint-Val cadette. Son aînée avait quitté la Comédie-Française en 1779.[(retour)]
Note 300: Mlle Olivier (Jeanne-Adélaïde-Gérardine), née à Londres en 1765. Toute jeune encore, charmante avec sa chevelure blonde et ses yeux noirs, elle avait créé, le 27 avril 1784, le rôle de Chérubin dans le Mariage de Figaro, et son succès avait presque égalé celui de Mlle Contat, qui jouait Suzanne.[(retour)]
Note 301: Mars (Anne-Françoise-Hyppolyte Boutet, dite Mlle), née à Paris le 9 février 1779, morte le 20 mars 1847. Elle était fille de l'acteur Boutet dit Monvel et d'une actrice de province, Marguerite Salvetat. Ne pouvant prendre, au théâtre, le nom de Monvel, elle prit celui de sa mère, qui se faisait appeler Madame Mars. Dès l'âge de treize ans, en 1792, elle débuta dans des rôles d'enfants au Théâtre de mademoiselle Montansier, auquel était attaché son père. -- La salle de Mlle Montansier est actuellement le Théâtre du Palais-Royal.[(retour)]
Note 302: «Le chevalier de Parny est grand, mince, le teint brun, les yeux noirs enfoncés et fort vifs. Nous étions liés. Il n'a pas de douceur dans la conversation... Il m'a dit que les sites décrits par Saint-Pierre dans Paul et Virginie étaient faux: mais Parny enviait Bernardin.» (Note manuscrite de Chateaubriand, écrite en 1798 sur un exemplaire de l'Essai.) Ce curieux exemplaire, donné un jour par Chateaubriand à J.-B. Soulié, rédacteur de la Quotidienne, après avoir passé dans la bibliothèque de M. Aimé-Martin, dans celle de M. Tripier et enfin dans celle de Sainte-Beuve, est possédé aujourd'hui par Mme la comtesse de Chateaubriand.[(retour)]