Note 492: Alexandre Wilson (1766-1813) était né à Paisley, en Écosse, mais il passa de bonne heure en Amérique. Tour à tour tisserand, maître d'école, colporteur, il s'attacha à l'étude et à la description des oiseaux. Son Ornithologie (American Ornithology), parue de 1808 à 1813, et formant sept volumes, est à la fois un monument scientifique et, par la variété et la finesse des peintures, une œuvre littéraire d'une réelle valeur.[(retour)]

Note 493: Charles Brockden Brown, né à Philadelphie le 17 janvier 1771, mort le 22 février 1810. Il est l'auteur de plusieurs romans, dont le meilleur est celui que cite Chateaubriand, Wieland ou la Transformation.[(retour)]

Note 494: Caleb Williams, œuvre dramatique et puissante du romancier anglais William Godwin, avait paru en 1794, un an avant le roman de Brown, et son succès avait été aussi considérable en Amérique qu'en Angleterre.[(retour)]

Note 495: Fenimore Cooper (1780-1851), le plus célèbre des romanciers américains.[(retour)]

Note 496: Washington Irving (1783-1859). De nombreux voyages en Europe et surtout de longs séjours en Espagne, où il revint enfin, comme ministre de son pays, en 1842, lui ont fourni les éléments de ses principaux ouvrages. Les plus célèbres sont les Contes d'un voyageur (1824), l'Histoire de la vie et des voyages de Christophe Colomb (1828-1830), la Chronique de la conquête de Grenade (1829).[(retour)]

Note 497: Halleck (Fitz-Greene), poète américain, né à Guilfort (Connecticut) en 1795, mort en 1867. Ses Œuvres complètes, parues à New-York en 1852, ont eu de nombreuses rééditions. Marco Botzaris, épisode de la révolution grecque, est son œuvre la plus remarquable.[(retour)]

Note 498: L'adjectif attrempé est un terme de fauconnerie pour désigner un oiseau qui n'est ni gras, ni maigre. Chateaubriand l'emploie ici dans le sens de mitigé. C'est un emprunt qu'il fait à la langue italienne, attemperato, comme il a déjà fait de nombreux emprunts à la langue latine, fragrance, effluences, cérulés, diluviés, vastitude, blandices, rivulaires, obiter.[(retour)]

Note 499: Chrysogène, née de l'or. Terme nouveau inventé par l'auteur et qui mérite de faire fortune.[(retour)]

Note 500: Chateaubriand avait beaucoup lu Hérodote, qui ne quittait pas sa table, à l'époque où il écrivait son Essai sur les Révolutions. Dans une conversation avec M. de Marcellus, en 1822, il jugeait ainsi le vieil historien: «Hérodote est, avec Homère, le seul auteur grec que je puisse lire encore. Il n'y a pas, quoiqu'en dise Plutarque, une ombre de malice dans ses récits. Il est véridique et très circonspect quand il touche aux antiques légendes. Enfin, il est aisé, abondant, et surtout clair et simple, premières vertus du style de l'histoire.» Chateaubriand et son temps, p. 75.[(retour)]

Note 501: Traduction du mons aquæ, dans la tempête de Virgile:
... Cumulo præruptus aquæ mons. (Énéide, livre I, v. 109.)[(retour)]