Note 14: Sur le Réveil d'Épiménide et sur son auteur Carbon de Flins, voir, au tome I, la note de la page 219.[(Retour au texte principal.)]

Note 15: Elle s'appelait de son vrai nom Théroigne Terwagne. Elle était née, en 1762, non à Méricourt, mais à Marcourt, village situé sur l'Ourthe, à proximité de la petite ville de Laroche. De 1789 à 1792, des journées d'octobre au 10 août, elle s'est ruée à tous les excès, à tous les crimes. Aux journées d'octobre, c'est elle qui mène à Versailles les mégères qui demandent «les boyaux» de la reine; au 10 août, c'est elle qui égorge Suleau. Mlle Théroigne tenait, du reste, pour la Gironde contre la Montagne, pour Brissot contre Robespierre. Peu de jours avant le 31 mai, elle était aux Tuileries. Un peuple de femmes criait: «À bas les Brissotins!» Brissot passe. Il est hué, et des insultes on va passer aux coups. Théroigne s'élance pour le défendre. «Ah! tu es brissotine!—crient les femmes,—tu vas payer pour tous!» Et Théroigne est fouettée. On ne la revit plus. Elle était sortie folle des mains des flagelleuses. Un hôpital avait refermé ses portes sur elle. Sa raison était morte. De l'Hôtel-Dieu, elle fut transférée à la Salpêtrière, de la Salpêtrière aux Petites-Maisons, pour être ramenée à la Salpêtrière en 1807. La malheureuse survécut encore huit ans, «ravalée à la brute, ruminant des paroles sans suite: fortune, liberté, comité, révolution, décret, coquin, brûlée de feux, inondant de seaux d'eau la bauge de paille où elle gîtait, brisant la glace des hivers pour boire dans le ruisseau à plat ventre, paissant ses excréments!» Elle mourut à l'infirmerie générale de la Salpêtrière le 8 juin 1815. (Portraits intimes du XVIIIe siècle, par Edmond et Jules de Goncourt, 1878.)[(Retour au texte principal.)]

Note 16: Mme Roland avait demandé la tête de la reine dès les premiers jours de la Révolution. Le 26 juillet 1789, au lendemain des égorgements qui avaient accompagné et suivi la prise de la Bastille, elle écrivait de Lyon à son ami Bosc, le futur éditeur de ses Mémoires: «...Je vous ai écrit des choses plus rigoureuses que vous n'en avez faites; et cependant, si vous n'y prenez garde, vous n'aurez fait qu'une levée de boucliers... Vous vous occupez d'une municipalité, et vous laissez échapper des têtes qui vont conjurer de nouvelles horreurs. Vous n'êtes que des enfants: votre enthousiasme est un feu de paille; et si l'Assemblée nationale ne fait pas en règle le procès de deux têtes illustres ou que de généreux décius ne les abattent, vous êtes tous f...» (Correspondance de Mme Roland, publiée à la suite de ses Mémoires.)—Quand Louis XVI et Marie-Antoinette, le 25 juin 1791, sont ramenés de Varennes et rentrent aux Tuileries, humiliés, captifs, la joie déborde du cœur de Mme Roland: «Je ne sais plus me tenir chez moi, écrit-elle; je vais voir les braves gens de ma connaissance pour nous exciter aux grandes mesures.» «Il me semble, écrit-elle encore, qu'il faudrait mettre le mannequin royal en séquestre et faire le procès à sa femme.» Puis elle se ravise; elle veut qu'on fasse aussi le procès à Louis XVI: «Faire le procès à Louis XVI, dit-elle, serait sans contredit la plus grande, la plus juste des mesures; mais vous êtes incapables de la prendre.»[(Retour au texte principal.)]

Note 17: Le 17 juillet 1791.[(Retour au texte principal.)]

Note 18: Le décret déclarant les membres de l'Assemblée nationale inéligibles à la prochaine législature fut rendu le 16 mai 1791—et non le 17.[(Retour au texte principal.)]

Note 19: Le comte de Belsunce, major en second du régiment de Bourbon Infanterie. «À partir du 14 juillet, dit M. Taine, dans chaque ville, les magistrats se sentent à la merci d'une bande de sauvages, parfois d'une bande de cannibales. Ceux de Troyes viennent de torturer Huez (le maire de la ville) à la manière des Hurons; ceux de Caen ont fait pis: le major de Belsunce, non moins innocent et garanti par la foi jurée, a été dépecé comme Lapérouse aux îles Fidji, et une femme a mangé son cœur.» La Révolution, tome I, p. 89.[(Retour au texte principal.)]

Note 20: Jérôme Petion de Villeneuve (1756-1794), député aux États-Généraux et membre de la Convention. Le 17 novembre 1791, il fut élu maire, en remplacement de Bailly, par 6,708 voix, alors que le nombre des électeurs était de 80,000. Il avait pour concurrent La Fayette.[(Retour au texte principal.)]

Note 21: Avant 1789, Paris était partagé en vingt-et-un quartiers. Le règlement fait par le roi, le 23 avril 1789, pour la convocation des trois états de la ville de Paris, divisa cette ville en soixante arrondissements et districts, division qui subsista jusqu'à la loi du 27 juin 1790. À cette époque, l'Assemblée constituante substitua aux soixante districts quarante-huit sections.[(Retour au texte principal.)]

Note 22: Le 17 germinal an II (6 avril 1794), un citoyen se présenta à la barre de la Convention et offrit une somme qu'il destinait, dit-il, aux frais d'entretien et de réparation de la guillotine, (Moniteur du 7 avril 1794).[(Retour au texte principal.)]

Note 23: Le 23 mars 1792.[(Retour au texte principal.)]