Note 89: Mémoires sur la vie et la mort du duc de Berry, première partie, livre troisième, chapitre VI.[(Retour au texte principal.)]

Note 90: La veuve d'Armand de Chateaubriand vint se fixer en France à la chute de l'Empire. Sur sa requête à l'effet d'obtenir que la naissance de ses enfants fût mentionnée dans les registres d'état civil de Saint-Malo, le tribunal de cette ville rendit, le 12 juillet 1816, un jugement qui a été transcrit, le 22 du même mois, sur le registre des naissances de l'année, et dont voici un extrait:

«Considérant qu'il est prouvé par les pièces servies qu'Armand-Louis de Chateaubriand, obligé de quitter la France, sa patrie, se rendit à l'île de Guernesey; que le 14 septembre 1795 il épousa dans cette île Jeanne le Brun, originaire de Jersey; que ces époux se fixèrent à Jersey et que de leur mariage sont issus à Jersey, savoir: Jeanne, née le 16 juin 1796 (ou 28 prairial an IV); Frédéric, né le 11 novembre 1799 (ou 20 brumaire an VIII).

«Considérant que le père de ces enfants est décédé à Vaugirard, en France, le 31 mars 1809, et que la pétitionnaire (Jeanne le Brun) et ses enfants, désirant se fixer en France, leur patrie, il leur devient nécessaire que leur naissance soit constatée sur les registres destinés à assurer l'état civil des Français...»—Sur Armand de Chateaubriand et sa descendance, voy. au tome III, l'Appendice sur Armand de Chateaubriand.[(Retour au texte principal.)]

Note 91: Philippe d'Auvergne, prince de Bouillon, né à Jersey en 1754, mort à Londres en 1816. Fils d'un pauvre lieutenant de la marine britannique, Charles d'Auvergne, il avait été adopté par le duc Godefroy de Bouillon, qui voyait sa race menacée de s'éteindre. Philippe d'Auvergne se prêta avec un indéniable courage, à l'aventure qui l'avait changé en prince. S'il lui arriva parfois d'amoindrir, par des minuties d'étiquette, la valeur d'un dévouement entier à ses compatriotes d'adoption, il ne faillit jamais au devoir de soutenir avec énergie, devant les gouverneurs anglais de l'île, la cause des malheureux réfugiés. Rien d'ailleurs de ce qui fait les meilleure romans ne manque à son inconcevable carrière, ni les pages d'amour, ni les heures de prison, ni la fin mystérieuse.—Voy. Le Dernier prince de Bouillon, par H. Forneron, et, dans Émigrés et Chouans, par le comte G. de Contades, le chapitre sur Armand de Chateaubriand.[(Retour au texte principal.)]

Note 92: François-Marie-Anne-Joseph Hingant de la Tiemblais, fils de messire Hyacinthe-Louis Hingant, seigneur de la Tiemblais et de Juigné-sur-Loire, et de Jeanne-Émilie Chauvel, né à Dinan, paroisse de Saint-Malo, le 9 août 1761. Il fut reçu conseiller au parlement de Bretagne le 5 décembre 1782. Dévoué à la cause royale, il aurait probablement partagé le sort de vingt-deux membres de sa famille, victimes de leur foi politique et religieuse, s'il n'avait réussi à émigrer en Angleterre. Fort instruit et très laborieux, il fournit, dit-on, des matériaux à Chateaubriand pour son Génie du Christianisme. Rentré en France, il consacra ses loisirs à des travaux littéraires et scientifiques. Outre deux savants Mémoires couronnés, en 1810 et en 1822, par l'Académie de La Rochelle et par la Société centrale d'agriculture du département de la Seine-Inférieure, il publia, en 1826, une intéressante nouvelle sous ce titre: Le Capucin, anecdote historique. Le conseiller Hingant de la Tiemblais est mort au Verger, en Plouer, le 16 août 1827.[(Retour au texte principal.)]

Note 93: Lamba Doria, dans la guerre de Gênes contre Venise, battit la flotte vénitienne, commandée par l'amiral André Dandolo, devant l'île Curzola, sur la côte de Dalmatie.[(Retour au texte principal.)]

Note 94: Ce livre a été écrit à Londres, d'avril à septembre 1822. Il a été revu en décembre 1846.[(Retour au texte principal.)]

Note 95: Frédéric, duc d'York et d'Albany, deuxième fils de George III, né en 1763, marié à la princesse Frédérique de Prusse, dont il n'avait pas d'enfants. Il avait exercé, sans aucun succès d'ailleurs, plusieurs commandements militaires importants. Il était, en 1822, field-marshal et commandant en chef de l'armée britannique.[(Retour au texte principal.)]

Note 96: Marie-Joseph-Annibal de Bedée, comte de la Boüétardais, fils de Marie-Antoine-Bénigne de Bedée et de Mlle Ginguené. Il était né le 17 mars 1758, en la paroisse de Pluduno. Marié, le 19 juillet 1785, à Marie-Vincente de Francheville, dame de Trélan, il fut reçu conseiller et commissaire aux requêtes du Parlement de Bretagne le 18 mai 1786. Après avoir perdu sa femme, qui mourut à Rennes le 15 juin 1790, il émigra en Angleterre et ne revint plus en France. Il mourut à Londres, le 6 janvier 1809, laissant de son mariage une fille unique, Marie-Antoinette de Bedée de la Boüétardais, qui épousa à Dinan, le 14 mai 1810, M. Henry-Marie de Boishamon. Mme de Boishamon mourut au château de Monchoix le 22 janvier 1843; son mari lui survécut jusqu'au 26 janvier 1846. De leur union étaient nés deux fils: 1º M. Charles-Marie de Boishamon, né en 1814, mort en 1885 au château de Monchoix, marié, sans enfants; 2º Henry-Augustin-Eloy de Boishamon, né en 1817, mort en 1886, marié, avec enfants.[(Retour au texte principal.)]