Note 107: Le 3 floréal an II (22 avril 1794).[(Retour au texte principal.)]
Note 108: Voir, au tome I, l'Appendice no III: Le comte Louis de Chateaubriand.[(Retour au texte principal.)]
Note 109: Madame Pasta (1798-1865) était, en 1822, dans tout l'éclat de son talent et de son succès. Aussi remarquable comme comédienne et comme tragédienne que comme cantatrice proprement dite, elle n'a eu d'égale en ce siècle, sur la scène lyrique, que madame Malibran.[(Retour au texte principal.)]
Note 110: Inferno, ch. I.[(Retour au texte principal.)]
Ipsa sed in somnis inhumati venit imago.
Conjugis.
(Virgile, Énéide, 1, 357.)[(Retour au texte principal.)]
Note 112: Chateaubriand avait commencé à écrire l'Essai en 1794; l'ouvrage fut imprimé à Londres en 1796, et mis en vente dans les premiers mois de 1797; il formait un seul volume de 681 pages, grand in-8o, sans compter l'avis, la notice, la table des chapitres et l'errata. En voici le titre exact: Essai historique, politique et moral sur les Révolutions anciennes et modernes, considérées dans leurs rapports avec la Révolution française.—Dédié à tous les partis.—Avec cette épigraphe: Experti invicem sumus ego et fortuna. Tacite. Et plus bas: À Londres: Se trouve chez J. Deboffe, Gerrard-Street; J. Debrett, Piccadilly; Mme Lowes, Pall-Mall; A. Dulau et Co, Wardour-Street; Boosey, Broad-Street; et J.-F. Fauche, à Hambourg.—Le livre parut sans nom d'auteur.[(Retour au texte principal.)]
Note 113: Corinne, livre XIV, chapitre I.[(Retour au texte principal.)]
Note 114: Anne-Pierre-Christian, vicomte de Lamoignon, né à Paris le 15 juin 1770, troisième fils de Chrétien-François de Lamoignon, marquis de Basville, ancien garde des sceaux, et de Marie-Élisabeth Berryer, fille de Nicolas-René Berryer, secrétaire d'État et garde des sceaux. En 1788, il embrassa la carrière des armes; pendant l'émigration, il servit à l'armée des princes comme garde du corps et fit partie de l'expédition de Quiberon. À cette dernière affaire, atteint à la jambe d'un coup de feu qui l'avait étendu sur le sable, il ne dut la vie qu'à son frère Charles. Celui-ci le prit sur ses épaules, le porta dans une chaloupe et, s'arrachant aux bras qui voulaient le retenir: «Mon régiment, dit-il, doit se battre encore, je vais le rejoindre.» Fait prisonnier quelques heures après, Charles de Lamoignon fut fusillé le 2 août 1795. Ramené en Angleterre, le vicomte Christian souffrit longtemps de ses blessures, s'adonna aux lettres et se lia très étroitement avec Chateaubriand. De retour en France sous le consulat et devenu l'époux de Mlle Molé de Champlâtreux, il alla demeurer à Méry-sur-Oise, dans le château du président Molé, et le fit réparer d'après le goût du pays où il avait vécu si longtemps comme émigré. Louis XVIII le nomma pair de France, le 17 août 1815. Il avait un vrai talent d'écrivain, dont témoignent ses rapports à la Chambre haute. Celui qu'il fit, en 1816, sur le projet de loi portant abolition du divorce est particulièrement remarquable. Sa blessure de Quiberon s'étant rouverte dans ses dernières années, force lui fut de se confiner chez lui; fidèle jusqu'au bout à ses devoirs, il se faisait porter au Luxembourg toutes les fois qu'il y croyait sa présence nécessaire. Il est mort, à Paris, le 21 mars 1827.[(Retour au texte principal.)]
Note 115: René-Chrétien-Auguste, marquis de Lamoignon, frère aîné de Christian, né à Paris, le 19 juin 1765. Il fut nommé conseiller au Parlement de Paris en 1787, émigra en Angleterre et, rentré en France sous le Consulat, se fixa dans ses terres de Saint-Ciers-la-Lande (Gironde). Sous la Restauration, les plus belles promesses ne purent le décider à venir à Paris. Louis-Philippe le nomma pair de France, le 11 octobre 1832, mais il continua de résider presque toujours à Saint-Ciers-la-Lande, où il mourut sans postérité, le 7 avril 1845.[(Retour au texte principal.)]