Note 173: George Canning (1770-1827), un des plus grands orateurs de l'Angleterre. Il avait un remarquable talent de versification, qu'il employa surtout à ridiculiser ses adversaires politiques. Sa parodie des Brigands de Schiller et son poème sur la Nouvelle morale sont deux satires mordantes dirigées contre les principes et les hommes de la Révolution française. Dans un autre ton, il a écrit une admirable pièce sur la mort de son fils aîné.[(Retour au texte principal.)]

Note 174: John Wilson Croker (1780-1857). Homme politique comme Canning et lord Holland, membre du parlement et, au besoin, membre d'un cabinet tory, il se livra néanmoins avec ardeur à ses goûts littéraires, multipliant les livres d'histoire et les écrits de circonstance, critique infatigable et poète à ses heures pour chanter les victoires anglaises, Trafalgar ou Talavera. En 1809, pour répondre à la Revue d'Edimbourg, il avait, d'accord avec Walter Scott, Gifford, George Ellis, Frère et Southey, fondé la Quaterly Review, organe du parti tory. Il en fut, pendant de longues années, le principal rédacteur.[(Retour au texte principal.)]

Note 175: La mort de Burns est du 21 juillet 1796 et celle de Cowper du 25 avril 1800; William Mason, auteur du Jardin anglais, poème descriptif en quatre livres, mourut en 1797.[(Retour au texte principal.)]

Note 176: Darwin mourut le 18 août 1802, et Beattie en 1803.—Erasmus Darwin (1731-1802), médecin et poète, auteur du Jardin botanique, des Amours des plantes et du Temple de la nature. Son petit-fils, Charles-Robert Darwin, a conquis, à son tour, une grande célébrité par son livre sur l'Origine des espèces par voie de sélection naturelle (1859).—James Beattie (1735-1803) a publié, outre son poème du Ménestrel, plusieurs ouvrages de philosophie morale. Chateaubriand, dans son Essai sur la littérature anglaise, lui a consacré tout un chapitre.[(Retour au texte principal.)]

Note 177: On lit dans la préface des Mélanges de Chateaubriand (Œuvres complètes, t. XXII), au sujet d'Ossian «Lorsqu'en 1793 la révolution me jeta en Angleterre, j'étais grand partisan du Barde écossais: j'aurais, la lance au poing, soutenu son existence envers et contre tous, comme celle du vieil Homère. Je lus avec avidité une foule de poèmes inconnus en France, lesquels, mis en lumière par divers auteurs, étaient indubitablement, à mes yeux, du père d'Oscar, tout aussi bien que les manuscrits runiques de Macpherson. Dans l'ardeur de mon admiration et de mon zèle, tout malade et tout occupé que j'étais, je traduisis quelques productions ossianiques de John Smith. Smith n'est pas l'inventeur du genre; il n'a pas la noblesse et la verve épique de Macpherson; mais peut-être son talent a-t-il quelque chose de plus élégant et de plus tendre... J'avais traduit Smith presque en entier: Je ne donne que les trois poèmes de Dargo, de Duthona et de Gaul...»[(Retour au texte principal.)]

Note 178: C'est le début de l'une des pièces du recueil publié par lord Byron en 1807 sous ce titre: Heures de paresse. Le poète n'avait encore que dix-neuf ans.[(Retour au texte principal.)]

Note 179: Vers écrits sous un ormeau dans le cimetière d'Harrow et datés du 2 septembre 1807. C'est par cette pièce que se terminent les Heures de paresse.[(Retour au texte principal.)]

Note 180: Voyage en France, en Espagne et en Italie pendant les années 1787-1789, par Arthur Young.[(Retour au texte principal.)]

Note 181: Les Martyrs, livre IV.[(Retour au texte principal.)]

Note 182: Lettres de Cicéron, lib. IV, épist. V, ad Familiares.[(Retour au texte principal.)]